L’ancien PDG d’Arkopharma, Jacques Chevallet défend l’idée d’une solution mêlant IA et extraits de plantes comestibles

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(Crédits : DR)
Anciennement à la tête du laboratoire installé à Carros, désormais impliqué aussi dans Nutri&Co, basée à Aix-en-Provence, c’est vers une deeptech originaire d’Auvergne-Rhône-Alpes que celui qui est désormais devenu investisseur, porte son attention et son soutien. Une startup qui a travaillé sur l’alliance entre intelligence artificielle et extraits de plantes comestibles ayant la particularité d’avoir une activité élevée contre les bactéries ou les virus.

Face au contexte sanitaire actuel, les innovations en matière de lutte contre virus et bactéries sont regardées avec attention. Jacques Chevallet, ancien PDG du laboratoire spécialisé dans les compléments alimentaires naturels, Arkopharma, installé à Carros, également impliqué auprès de Nutri&Co, originaire d'Aix-en-Provence, est désormais également impliqué, en tant que business développeur, auprès d'Alphanosos, une startup installée à Riom, en Auvergne-Rhône-Alpes.

Concept de multithérapie

Une startup qui travaille sur une solution innovante, qui mêle extraits de plantes comestibles et intelligence artificielle.

Concrètement, le produit mis au point par la startup combine de multiples molécules, qui prises seules et à faible dose, sont anodines. C'est l'intelligence artificielle qui vient ici, réaliser la meilleure combinaison possible et « tirer » le potentiel de chacune des plantes. « Toute la partie de la plante est utilisée. Le produit mis au point par Alphanosos est une multithérapie, à l'instar de ce qu'est la trithérapie utilisée pour le VIH.La différence d'approche au niveau de la conception, c'est de partir du résultat, de l'effet et non pas de la connaissance, de l'hypothèse pharmacologique. C'est l'intelligence artificielle qui combine les extraits pour les destiner à une cible donnée ».

Efficace contre la Covid-19 ?

Des premiers essais ont été menés sur l'animal, sur des souris humanisées qui ont reçu une dose potentiellement létale et qui ont été traitées par voie orale. Si le groupe de contrôle a enregistré 100% de morts, le groupe de traitement a, pour sa part, obtenu 30 % de souris survivantes. Un résultat, estime Jacques Chevallet, qui laisserait présager d'une administration par voie orale, en ambulatoire. « Ce résultat de 30% peut être amélioré car les conditions qui ont été posées sont des conditions extrêmes ».

Hormis la Coivd-19, quelles sont les autres applicatifs ? « Nous avons des champs larges d'applications en santé humaine, en santé animale, en agriculture et élevage... »

Le sujet maintenant c'est la phase industrielle. Pour cela, la startup recherche de financement et de centres d'expertise. Elle a aussi déposé un dossier auprès de l'ARS afin d'être labellisée priorité nationale de santé. Elle travaille par ailleurs également sur les variants et recherche pour cela du financement afin de continuer ses travaux.

Un « momentum »

Cette approche innovante peut-elle trouver écho dans un contexte où la crise sanitaire exacerbe les questions autour des réponses à apporter aux virus, pandémies et autres bactéries ? « La vraie difficulté, c'est que c'est très nouveau. Nous sommes en rupture avec les différentes approches », reconnaît Jacques Chevallet qui estime, aussi, qu'il existe « un momentum » - dont une volonté d'approche plus naturelle de la santé, de gérer le stress - mais « si l'évolution des mentalités est très significative, si la pharmacie s'est beaucoup inspirée de la nature, cela reste tout de même nouveau et il convient d'évangéliser ».

De pointer également la complémentarité et non l'opposition avec la médecine. « La médecine est puissante. Ce n'est pas une approche l'une contre l'autre, mais l'une avec l'autre ».

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Commentaires
a écrit le 14/04/2021 à 10:05 :
Quand on fait appel a l'IA, a toute les sauces, c'est que l'on a peu confiance a ce que l'on fait et ainsi décharger sa responsabilité! Cela confond encore innovation et progrès!

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