Comment Doinsport répond aux besoins des complexes sportifs

Au départ conçue comme un outil d’organisation de matchs, la startup basée à Marseille a changé de cap pour devenir un progiciel de gestion au service des complexes sportifs. Une stratégie qui lui a permis de conquérir diverses disciplines, en France mais aussi à l’international. Elle s’apprête à sortir une troisième version de son outil, ciblant en particulier le fitness et les loisirs.

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(Crédits : Benoit Tessier)

Elle s'imaginait en Booking.com du sport, une plateforme dédiée à l'organisation de matchs qui aurait fait le lien entre joueurs et clubs. Elle a sondé le marché avec une première version, a tenté d'élargir son socle de clients et s'est finalement rendue compte que le besoin était davantage du côté des professionnels que des sportifs. "Nous avons constaté qu'ils perdent un temps fou à gérer les opérations du quotidien", explique Rémy Chevalier, co-fondateur de l'entreprise. "Soit parce qu'ils sont mal digitalisés et font beaucoup de choses sur papier, avec des bases de données sur téléphone portable qu'ils risquent de perdre. Soit parce qu'ils utilisent quatre ou cinq logiciels qui ne communiquent pas entre eux". D'où l'intérêt de tout centraliser en un seul et même progiciel, de la gestion des réservations à la tenue d'une base de données en passant par l'animation et la fidélisation de la clientèle.

Diversification des disciplines sportives et de loisirs

Une pivotement qui semble porter ses fruits puisque la startup compte désormais 250 clients parmi lesquels des clubs et complexes de futsal - sa cible de départ -, mais aussi des structures de disciplines variées telles que le tennis, le padel, le squash, et même des complexes de loisirs proposant du laser game, de l'escalade ou encore du trampoline. "Ce sont surtout les loisirs qui nous ont fait prendre conscience de l'intérêt de centraliser les outils digitaux. Les complexes proposent des activités pour toute la famille. Pendant que le père joue au futsal, la mère fait du fitness et l'enfant de l'escalade. A la fin, ils se retrouvent et mangent ensemble". C'est pour les aider à gérer cette multitude d'activités que l'entreprise a intégré il y a un an une caisse enregistreuse à son progiciel.

Pour toucher ce type de clients, elle a également développé une offre haut-de-gamme en proposant à ses clients un logiciel en marque blanche, aux couleurs et noms du complexe. Ils peuvent ainsi proposer une application à leur nom sur les stores, application qui peut notamment permettre à leurs clients de s'inscrire à des activités. "Cela plaît vraiment aux franchises, aux complexes haut de gamme qui veulent affirmer une identité forte. Nous travaillons par exemple avec la société sportive du jeu de paume, pour un grand complexe de padel en Île de France, ou encore pour Circus Arena", spécialiste du foot en salle en Belgique. A Abidjan en Côte d'Ivoire, le service a également conquis le premier complexe bâti dans le cadre du projet WinWin qui prévoit la construction de 96 autres sur le continent d'ici cinq ans.

Une troisième version plus moderne prévue pour novembre

Une offre différenciante qui doit prendre plus d'ampleur avec le lancement de la troisième version du progiciel, courant novembre. Avec un enjeu : la modernisation pour s'imposer à plus large échelle et gagner des parts sur le marché porteur des loisirs mais aussi sur celui du fitness. "C'est un gros marché avec 130 000 complexes sportifs en Europe dont 8000 en France. De plus, il est structuré en franchises ce qui nous permettra de négocier directement avec les maisons mères pour développer le produit de manière exponentielle".

Pour relever ses nouveaux défis, la startup vient de boucler une levée de fonds qui lui a permis de recruter onze nouveaux salariés, passant de six à dix-sept. "Nous avons surtout embauché des profils technologiques pour faire évoluer la solution". Mais aussi ce qu'elle appelle des "customer success", sorte de chargés de clientèle avec une bonne maîtrise des technologies. "Ils sont chargés de faire remonter les points forts et les demande d'amélioration des clients".

Doinsport espère ainsi muscler sa croissance déjà bien renforcée ces dix-huit derniers mois au cours desquels elle a vu décupler son chiffre d'affaire. Un développement qu'elle envisage pour l'heure essentiellement en France même si elle est déjà présente dans quelques pays d'Europe et d'Afrique. Une "grosse accélération" à l'international est envisagée d'ici la fin de l'année prochaine.

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