Comment Wiko veut continuer à challenger Samsung et Apple

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(Crédits : DR)
En s'installant sur le BtoB, la marque de téléphonie mobile née à Marseille veut continuer son déploiement sans rien changer de la stratégie initiale : répondre aux besoins des marchés visés. De quoi titiller les deux géants du secteur.

Discret mais efficace. Le David de la téléphonie qui affronte sans états d'âme les Goliaths que sont Samsung et Apple ne veut surtout rien changer à sa philosophie : "être à l'écoute du marché, des besoins, sans course effrénée à la surenchère". Il faut dire que jusqu'ici cela lui a plutôt réussi.

Deuxième marque de mobiles la plus vendue en France depuis 2013 (source GFK), n°5 en Europe, n°2 également au Portugal, n°3 en Italie... Les premières places s'enchaînent pour celui qui naît en 2011, il y a seulement cinq ans, d'une union originale, entre les français Laurent Dahan et Michel Assadourian et le chinois Tinno. "Nous en mentons pas sur le partenariat que nous avons avec la Chine", indique Michel Assadourian. Et le directeur général du groupe de préciser que dans cette "association atypique", chacun "fait ce qu'il sait faire de mieux". En l'occurrence "il manquait à Tinno la connaissance du marché, tandis que nous apportions le design, la communication, le marketing..." Le partenaire asiatique met ainsi son outil industriel à disposition. Wiko est né.

Atypique

"Nous avions le bon produit au bon prix" explique encore Michel Assadourian. Car le positionnement de la marque française était justement d'occuper le créneau laissé vide entre d'un côté des téléphones mobiles haut de gamme et de l'autre des téléphones mobiles venus d'Asie. "Nous trouvions qu'il y avait un manque". Comblé donc si l'on en croit les données chiffrées. Présent actuellement dans 30 pays, Wiko vise la quarantaine de pays d'ici la fin de l'année. "Ce que l'on réussit en France, nous le réussissons aussi ailleurs. Ce n'est pas un épiphénomène". Depuis cette année, celle qui était présente seulement sur le marché du nu est désormais présente également chez les opérateurs, en plus de son site e-commerce. Et l'export c'est une façon justement de suivre les besoins des opérateurs.

Bonne application

Son positionnement atypique, Wiko compte bien l'appliquer au marché du BtoB. "Nous travaillons avec les entreprises, nous accompagnons tout secteur d'activité et toute taille d'entreprises", indique Michel Assadourian. "C'est l'usage qui créé le marché". Celui des objets connectés, évidemment, ne laisse pas insensible Wiko, lui qui a lancé cette mi-novembre son propre bracelet connecté, WiMate et une collection audio sans fil, WiShake, des produits sans fil - casques, écouteurs, enceintes - au design néo-rétro. "L'enjeu de demain, c'est les objets connectés alliés à l'applicatif" précise Michel Assadourian. "Notre objectif est d'apporter des éléments de différenciation, de ne pas changer notre approche marché. Il ne faut pas oublier qui nous sommes. Nous devons rester agiles, avoir la capacité à anticiper". Une aptitude et une attitude qui ont contribué à produire une croissance de +780 % au cours des quatre dernières années. Ce qui permet à Wiko, qui emploie 500 personnes dont 200 en France, d'apparaître à la 29ème place du classement Technology Fast 50 du palmarès Deloitte In Extenso. Le chiffre d'affaires lui, atteint 500 M€. Les perspectives ? Toujours axées innovation. Et toujours "dans la simplification de l'usage".

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