« L’IMREDD teste les usages pour accélérer l’acceptabilité de l’innovation » (Eric Dumetz)

Né en 2015, l’Institut méditerranéen du risque et du développement durable est depuis devenue un vrai lieu dédié à l’innovation, non pas comme un fablab – son directeur, Eric Dumetz s’en défend – mais comme un endroit où se concrétisent les solutions environnementales et économiques. Installée dans le cœur même de l’Eco-Vallée, à Nice, ses sujets sont autant la mobilité, la santé que la maison de demain. Avec comme philosophie, celle de rendre tout ce qui est innovant, acceptable pour le citoyen.

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(Crédits : DR)

« Nous sommes un institut d'innovation et de partenariat, notre mission est de faire se rencontrer des chercheurs, des entreprises et des citoyens pour créer des innovations sur des enjeux sociétaux », explique celui qui pilote l'IMREDD, issu de l'Université Côte d'Azur, né en 2015 et depuis deux ans, installé dans un bâtiment totem en plein cœur de l'Eco-Vallée. Et les sujets adressés servent le territoire dit « intelligent et aimable - nous sommes au-delà de la smart city. Nous nous adressons au citoyen, à l'usager et l'idée est de travailler sur le numérique, le digital pour apporter des solutions auprès des particuliers pour que la ville soit plus aimable ».

Si 50 partenariats ont été menée avec de grandes entreprises telles EDF, Véolia, Renault... pour autant l'IMREDD travaille avec tout type d'entreprises, de la startup à l'ETI en passant par la PME. « Nous accompagnons et faisons grandir les entreprises grâce à des projets, nous les mettons en contact avec de plus grandes entreprises, pour travailler sur de plus gros programmes. Cela leur fait acquérir de l'expertise, de l'expérience. L'idée est de dynamiser un écosystème territorial ».

Les usages, le fil rouge de ce qui est testé

S'il se présente un peu comme une startup de l'Université, l'IMREDD met en lien les chercheurs - des ingénieurs - pour travailler sur l'innovation pour ensuite donner vie à des projets, créateurs d'emplois.

Faciliter l'acceptabilité de l'innovation fait partie des missions de cet Institut qui a développé une navette autonome, initialement pour couvrir la zone de Carros, près de Nice, et cela dans le cadre du programme Territoires d'industrie. Un projet qui vise à mutualiser les déplacements et si possible à pouvoir dégager de précieux m2, qui peuvent alors servir au développement des entreprises plutôt qu'à la création de places de parking supplémentaires pour accueillir les salariés de la zone. Une navette qui va être utilisée à Cannes mais aussi à Mandelieu, pour des usages différents. « Il y a beaucoup de freins à lever, d'usages à tester pour permettre l'acceptabilité », explique Eric Dumetz. « A Cannes nous regardons plutôt le côté grands hôtels, magasins de luxe, Palais des Festivals. A Mandelieu ce sera pour éviter les voitures ventouses le long des trottoirs, l'été ».

La navette autonome, facilitateur tout terrain

La logistique n'est pas oubliée dans ce qu'un tel véhicule peut apporter comme solution. Un prototype a ainsi été conçu pour permettre le réassort des restaurants de plage. De la même façon, les territoires ruraux ne sont pas oubliés, la navette servant de relais entre différents villages, chacun déployant une activité ou une spécificité, la navette étant alors là pour faire ce lien de mobilité entre chacun. « Certains villages ont développés des spécialisations, cela peut être le commerce, la santé, le tourisme...  La navette vient diminuer la distance temporelle ».

Elle s'y est récemment installée, la maison connectée a pris place au sein du bâtiment qui abrite l'IMREDD au sein de l'Eco-Vallée. Une maison qui ne travaille pas sur la domotique comme on peut s'y attendre, mais « sur l'agilité », précise Eric Dumetz. « L'idée est de s'adapter au profil de chaque usager, de chaque habitant pour apporter des services qui sont liés à la personne. C'est ce que l'on appelle par exemple la maison vigilante. » Qui peut dire si telle ou telle personne est entrée seule. Qui sait servir le maintien à domicile, que ce soit pour des personnes en perte d'autonomie pour cause de vieillesse ou de maladie. « Il y a l'adaptabilité tout au long de la vie. Comment on habille le mobilier, comment on l'adapte pour le télétravail »...

Un décideur économique, invité chaque semaine

Pour rappel, depuis ce début novembre, La Tribune et BFM Nice s'unissent pour proposer chaque semaine une chronique éco, baptisée Marseille Business, qui décrypte l'économie du territoire, ses enjeux, ses défis, les réussites et les problématiques. Tous les mardis, un invité vient apporter son éclairage sur une thématique précise.

BFM Nice Côte d'Azur est à retrouver sur le canal 31 de TNT régionale et sur les box au canal 285/518 (SFR), 374 (Orange) et 360 (Bouygues).

La chronique est animée par Celine Moncel pour BFM Nice et Laurence Bottero, rédactrice en chef du bureau Provence Alpes Côte d'Azur du quotidien économique La Tribune.

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