Ce qu’IN Groupe apporte à la stratégie numérique de Monaco

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(Crédits : DR)
C’est pour ajouter une brique supplémentaire à son programme de transition numérique que la Principauté a opté pour le savoir-faire du groupe français. Précisément pour la conception et la sécurisation de son identité numérique. Un choix logique, tant l’ETI française est habituée de prestations pour les Etats. Un choix hyper stratégique pour le Rocher engagé dans une politique smart city d’ampleur.

Le numérique est l'un des axes de développement de Monaco. Très engagée sur le sujet, la Principauté a nourri une stratégie, où à la fois sa taille - 2km2 - sa capacité à attirer des entreprises d'envergure internationale et son besoin de demeurer compétitive aux yeux du monde ont convergé vers une volonté de devenir une smart country agile, attractive et précurseur. L'arrivée en 2018 - ou plutôt le retour de l'enfant du pays, Frédéric Genta, nommé Country Chief Digital Officer, en français dans le texte en charge de la transition numérique - a été un des éléments constitutifs. Passé par Orange, Amazon et Google, c'est bien lui qui a tracé les grandes lignes de la feuille de route numérique. Laquelle regroupe ses différents axes sous un programme commun, baptisé Extended Monaco. L'idée est bien d'avoir une vision horizontale, qui irrigue différents secteurs. On notera l'ouverture prévue en 2021 du cloud souverain monégasque, basé sur la technologie AWS, qui va permettre la conservation des données en Principauté. Il y a eu la constitution d'un cadre légal dédié aux levées de fonds via la blockchain, les STO. Il y a aussi le collège numérique, la 5G... Le plan de relance de la Principauté passe aussi largement par le numérique. Et il y a donc, aussi, le choix de IN Groupe.

Un choix qui est de toute logique si l'on considère l'ensemble de la stratégie de la Principauté. On sait cette dernière extrêmement soucieuse du niveau de sécurité optimal. Ce qui est un objectif non seulement à atteindre, mais surtout à réussir. IN Groupe va donc développer, mettre en place et déployer un système d'identité global et intégré. Concrètement, ce sont les nouveaux titres d'identité - cartes d'identité électroniques, titres de résident, passeports biométriques... - qui vont être réalisés par le groupe français que pilote Didier Trutt.

Experte en civic tech

IN Groupe s'est renforcé comme spécialiste de la civic tech. Thématique prépondérante pour les Etats. Sur ce sujet, l'ETI n'a pas cessé ses investissements, notamment en s'appuyant sur l'expertise de SPS, sa filiale installée à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, laquelle a notamment mis au point une technologie unique qui couple de façon électromagnétique le micromodule et l'antenne, s'abstenant de l'habituel "contact" physique entre les deux. Un site où elle a investi, agrandissant la surface, ajoutant aux 3 000 m2, 5 000 m2 supplémentaires, voici deux ans. En décembre dernier, l'acquisition de Surys, basé à Bussy-Saint-Georges mais dotée d'implantations industrielles aux Etats-Unis notamment et de différents centres de R&D en Europe et en Amérique du Nord, est venue conforter encore son expertise en matière de sécurité. Surys équipe en effet 1 passeport sur 2 dans le monde. In Groupe possède également Nexus, spécialisé dans les solutions d'identité numérique corporate et IOT.

L'ex-Imprimerie Nationale, qui emploie 1 700 personnes et a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 475 M€ s'est donc imposée comme un acteur majeur de l'innovation numérique. 130 pays utilisent ses solutions et elle dispose de partenariats avec 28 gouvernements. Le marché monégasque qui s'ouvre à elle est conséquent. Une reconnaissance et un défi en même temps.

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