Presse quotidienne : ça bouge

Alors que Claude Perrier est le nouveau P-d.g de la Provence depuis ce vendredi 20 février, Eric de Montgolfier, lui, claque la porte du Conseil de surveillance de Nice Matin. Quant à La Marseillaise, son sort devrait être connu lundi prochain.

La rumeur bruissait, le communiqué publié vendredi par La Provence l'a confirmée : Claude Perrier est le nouveau PDG du groupe marseillais appartenant à Bernard Tapie. Il remplace Marc Auburtin, démissionnaire, parti vivre une nouvelle aventure entreprenariale. Claude Perrier, qui a débuté sa carrière dans le secteur agro-alimentaire avant de s'engouffrer dans le domaine audiovisuel en 1992, était arrivé en juillet dernier en tant que Directeur général délégué en charge du développement et directeur de publication. Il conserve d'ailleurs cette dernière casquette qu'il cumule avec ses nouvelles responsabilités.

Rififi à Nice Matin

Autre quotidien, mais niçois celui-ci, Nice Matin connaît, lui, (déjà) quelques soubresauts. Fort bien connu pour son franc-parler et sa façon de ne pas y aller par quatre chemins, l'ancien Procureur de Nice, Eric de Montgolfier, a claqué la porte du conseil de surveillance du groupe, furieux de n'avoir participé qu'a une seule réunion "informelle" dit-il à nos confrères du Point et posant de fait une interrogation partagée par beaucoup sur la réelle santé financière du titre. De quoi provoquer une réponse ferme de Robert Namias, le président du directoire qui s'est fendu pour le coup d'une lettre aux salariés (ses "patrons" puisque le titre appartient désormais à la SCIC constituée des employés du groupe) où il assure - comme il l'a affirmé dans l'interview accordée à Méridien Mag (1) - que la santé financière est bonne et que la trésorerie est saine, positive même à 6 M€.

La Marseillaise bientôt fixée

Autre quotidien, encore plus tourmenté, La Marseillaise (qui édite également l'Hérault du jour en Languedoc-Roussillon), placé en redressement judiciaire depuis novembre dernier, devrait être fixé sur son sort lundi prochain, 2 mars. L'unique offre de reprise devrait être étudiée par le Tribunal de commerce de Marseille. Elle provient des Éditions des Fédérés, SAS immatriculée depuis le 30 décembre dernier, dont le président en Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF et écrivain. La société prévoit dans ses statuts, la vente de journaux, périodiques ou livres, la commercialisation de films, l'exploitation de licences de marques, l'exploitation et la fabrication de produits dérivés, mais également un pan événementiel avec l'organisation de débats, salons, concerts et soirées... Côté emploi, 93 suppressions sont envisagées portant l'effectif de 208 à 115.


Laurence BOTTERO
Crédit photo : DR

(1) Robert Namais se livre sur la santé du groupe, ses projets et ses axes de développement dans le dernier numéro de Méridien Mag actuellement en kiosque.

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