« Le marché français du fitness haut-de-gamme possède un potentiel de croissance considérable » (Sergio Pellon, Metropolitan)

Originaire de Barcelone, le groupe familial spécialiste du fitness haut-de-gamme, est présent depuis 2019 sur la Côte d’Azur. Une présence sur le marché hexagonal qui correspond à une volonté stratégique d’expansion que son directeur général souhaite bien plus large, persuadé que la « consommation » du fitness d’aujourd’hui et de demain n’est plus celle d’hier. Où le coworking, les services associées sont à intégrer à une offre plus globale de bien-être.

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(Crédits : DR)

Installé depuis 2019 sur la Côte d'Azur, au sein du centre-commercial Cap 3000, le plus ancien de France, Metropolitan s'y implante alors avec la volonté de démontrer que son concept de salle de fitness orienté haut-de-gamme correspond à une attente, celle d'une offre plus globale, où la notion de bien-être est plus large que celle de fitness.

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Un plan de développement contrarié

Un concept déjà développé en Espagne, où Metropolitan revendique être le leader de ce segment. Un concept qui, selon son directeur général possède le potentiel pour venir prendre des parts sur un marché français que Sergio Pellon estime tout à fait appétant pour une offre qui soit à l'opposé du low-cost.

Un potentiel déjà travaillé puisque le groupe barcelonais a tenté des implantations notamment en région parisienne, sans pour autant trouver l'endroit idoine.

L'installation sur la Côte d'Azur était donc un premier positionnement avant de poursuivre une présence plus forte en France.

Las le Covid et les confinements successifs ont mis les envies d'export de Metropolitan à l'arrêt. Mais la crise passée, le groupe insiste sur sa résilience et sur le fait que, finalement, la crise conforte son positionnement. Premier élément que Sergio Pellon met en avant, c'est la très faible déperdition d'adhérents, passés de 1.500 membres à 1.400 membres post-confinement. « Nous avons été capables de conserver 90% de notre clientèle », appuie le directeur général, ravi de « cette grande fidélité malgré le peu de fonctionnement ». Il faut dire que Metropolitan a remboursé les montants de l'abonnement lors des périodes de confinement, a proposé des cours à l'extérieur... Et cela en France comme en Espagne, créant un effet réassurance qui se mesure aujourd'hui.

Et Sergio Pellon est confiant. Certes, plane encore la situation qui sera celle du contexte sanitaire en janvier mais 2022 marque, pour le groupe, le véritable démarrage de son activité en France. « La période depuis septembre a bien fonctionné. Si tout se passe bien, janvier sera le moment d'une réelle ouverture. Et c'est notre espoir ». Car cette reprise d'activité la plus normale possible signifie aussi la reprise des projets. « Nous avions un plan de croissance en France, mis sur pause. La France est un marché super intéressant. Nice était un centre test. Même s'il existe des similitudes entre l'Espagne et la France, chaque endroit à ses particularités. Nous avons beaucoup appris, cela doit nous servir pour recommencer ».

La France, un marché « peu mûr » mais prometteur

Et si le marché hexagonal est un marché intéressant c'est qu'il est, d'après Sergio Pellon, « peu mûr », avec notamment, un taux de fréquentation le plus bas d'Europe. Mais a contrario avec un pouvoir d'achat parmi les meilleurs d'Europe. « La France représente un potentiel de croissance énorme, avec un pouvoir d'achat qui est l'un des plus élevés d'Europe », poursuit Sergio Pellon, avançant l'argument selon lequel « il n'existe pas d'offres premium en France, cela crée un manque. Il y a donc des consommateurs prêts pour une offre qui combine sport, service et qualité ».

Et le concept façon Metropolitan c'est un concept de bien-être bien plus large avec des offres pensées pour tout type de profils. Une offre, pas uniquement large dans les activités sportives qu'elle propose, mais aussi dans les services qu'elle met à disposition. Dont des espaces de coworking et de travail. Car c'est cela aussi qu'attend le consommateur. Ce qui rejoint, en filigrane, la notion de tiers lieux.

Et si les enseignes qui ouvrent des espaces aux quatre coins de l'Hexagone sont plutôt orientées low-cost, cela n'est aucunement en contradiction avec l'approche de Metropolitan, assure Sergio Pellon. « Cette croissance des chaînes low-cost est une bonne nouvelle, cara cela signifie qu'il y a une appétence pour l'activité sportive », analyse celui qui définit le groupe familial comme un « créateur de tendances ». Metropolitan réalise un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros.

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