Régionales 2021 : Renaud Muselier, ce oui si attendu

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(Crédits : DR)
C’était l’annonce guettée, elle a été officialisée ce mardi 27 avril. La candidature du président de la Région Sud à sa propre succession n’est peut-être pas une surprise mais elle arrive à un moment stratégique de la campagne, alors que celui qui se présente comme son principal adversaire, Thierry Mariani, est déjà parti billes en tête.

Il y va ! Renaud Muselier a mis fin au suspens ce mardi 27 avril en officialisant sa candidature à la présidence de la Région Sud. Si on avait peu de doutes sur l'envie du président sortant de repartir pour un second mandat, jusqu'à présent celui-ci bottait systématiquement en touche, rappelant que pour l'heure c'est le soutien à l'économie qui demeurait sa priorité, toute sa priorité, rien que sa priorité.

Mais voilà, le scrutin approche et les candidatures, surtout à droite, se sont lancées. Si, bien qu'elle soit secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel pour LREM l'a fait finalement assez timidement, la tête de liste du Rassemblement national, Thierry Mariani, le fait assez fortement.

En ordre de bataille

Depuis l'annonce de sa candidature, quasiment une semaine avant jour pour jour celle de Renaud Muselier, l'ex-LR fait le tour des popotes médiatiques, estimant que non, le président sortant n'est pas « un ennemi mais un adversaire ». Le véritable ennemi étant ailleurs, du côté du terrorisme notamment.

Thierry Mariani qui occupe le terrain, rappelle ses origines provençales - issues du Vaucluse précisément - et les qualités que lui trouvaient, avant son arrivée au sein du parti que préside Marine Le Pen, Christian Estrosi et Renaud Muselier.

Renaud Muselier qui finalement suit une certaine logique : la déclaration de sa candidature arrive après la tenue de la dernière assemblée plénière de la Région, vendredi dernier. En répétant que seul, le soutien à l'économie était sa préoccupation première, difficile de dire « j'y vais » quand tous les dossiers régionaux ne sont pas bouclés. C'est désormais chose faite.

Renaud Muselier qui jette désormais toute son énergie dans la bataille. On le sait peu adepte de la langue de bois et il l'a écrit noir sur blanc dans le communiqué officialisant sa candidature, « les slogans simplistes, la caricature permanente ou le marchepied pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen ne prendront pas en otage le destin de cinq millions d'habitants ». Voilà qui promet quelques passes d'armes...

L'économie, le centre du sujet

Renaud Muselier qui appuie encore sur son bilan économique. Qui rappelle le soutien de la Région au monde de l'entreprise, à la culture ou au sport. Dans la période de crise liée à la pandémie, la Région Sud a clairement mis les moyens, financiers notamment, mobilisant 1,4 milliard d'euros.

L'économie c'est la compétence majeure des Régions. Le sondage réalisé en décembre dernier par l'IFOP pour La Tribune et Europe 1, soulignait bien qu'en matière d'avenir de la situation économique, les dirigeants se sentaient concernés par la qualité des jours à venir, 32% s'estimant plutôt optimistes quand, du côté des salariés du secteur privé, le pourcentage atteignait même 50%. Les sujets prioritaires étant, en matière économique, la lutte contre le chômage, à 66%, la lutte contre la précarité à 60% et le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat à 56 %.

Lire aussi : Régionales/sondage : dans le Sud, Renaud Muselier est talonné par le RN

Accord ou pas accord ? Telle est (encore) la question

Inévitablement, la question qui se pose désormais c'est qui va soutenir qui ? Et plus précisément, accord y aura t-il avec LREM avant le premier tour ou avant le second tour ? Invité de BFM TV ce mercredi matin, Renaud Muselier a redit ce qu'il répète depuis plusieurs semaines, que oui il est ouvert à tout ralliement, avec des personnes raisonnables, « des verts raisonnables qui sont pour les sapins de Noël et le Tour de France, par exemple, des repentis du RN... » Ce qui vaut donc pour la candidate LREM. Redisant aussi qu'il n'y aura pas d'accord d'appareil, mais que « le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne ». C'est ce qui s'appelle laisser une porte ouverte... On rappellera que l'actuelle majorité régionale réunit 8 composantes politiques. La question qui se pose également est celle d'une union ou pas à gauche. A deux mois du scrutin, le paysage se dessine. Mais nul doute qu'il pourrait encore être modifié. Deux mois, c'est long et c'est court à la fois...

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Commentaires
a écrit le 29/04/2021 à 6:49 :
un oui tellement attendu dans une partie de région pour enfin montrer que les électeurs n'oublient les promesses électorales non tenues, pour nos enfants.
Lors des régionales 2015 le duo de l’époque M. Estrosi et M. Muselier avaient promis pendant la campagne de construire un lycée, compétence régionale, dans le pays de Fayence (pour éviter au minimum 2 heures de transport par jour aux centaines de lycéens de ce territoire) cette promesse avait été actée en grande pompe, comme le savent faire nos politiques, par la pose de la première pierre par M. Estrosi, truelle à la main, photo dans le journal régional présence des 9 maires du canton, lycéens, parents ….. . Hors juste après les élections notre duo abandonnait ce projet essentiel pour notre jeunesse, au grand damne des lycéens et parents concernés mais également des élus, dont certains ont rendu leur carte LR. En rétrospective ce projet dont je le rappelle inauguré en grande pompe avait été une promesse exclusivement politique car le duo était en difficulté face à la candidate du FN de l’époque. Alors pour quelques voix indispensables le mensonge devenait le discours électoraliste au détriment de nos enfants. Autre point M. Muselier dans sa grande vision de la démocratie a osé appeler cette région, SUD un nom si banal qu’il en est insultant pour son histoire, ses paysages et ses habitants. Cela montre ho combien cet élu est dans une forme du MOI je sais du MOI je décide etc. Enfin cet élu, plus dans l’ancienne tradition politique du sud est, le bagout, que dans la réalisation concrète, n’a pas brillé par son engagement dans le développement économique de la région et plus particulièrement du Var. Alors pour la première fois je ne vais pas voter pour mais contre car seule la défaite fait réfléchir parfois un élu que le mensonge se paie au prix fort, la fin d'une carrière politique. Ce point doit valoir pour tous nos élus ce qui devrait permettre d’ici quelques années d’avoir enfin des élus respectueux de leurs électeurs et de redonner à notre pays un peu plus de probité en politique.

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