Jean-Marc Zulesi : "La Loi Climat présente de fortes avancées sur le volet déplacement"

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(Crédits : DR)
ENTRETIEN. Le député LREM de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, située au nord de l'Etang de Berre, est le rapporteur du titre "se déplacer" du projet de loi Climat et résilience. Ce texte, issu de la convention citoyenne, vient d'arriver à l'Assemblée et subit déjà des critiques. L'élu défend de la majorité défend lui des avancées qui envoient un message à l'Europe pour progresser sur le sujet écologique.

LA TRIBUNE - L'examen de la future loi climat vient de débuter à l'assemblée, il a quelques mois vous vous étiez engagé dans le JDD avec d'autres parlementaires LREM à être "au rendez-vous", que vouliez vous dire ?

Jean-Marc Zulesi : Nous voulions mettre en avant notre envie de nous saisir de ce projet de texte de loi pour répondre à plusieurs objectifs. D'abord montrer que le Parlement est utile, à l'époque certaines personnes souhaitaient que les mesures de la convention citoyenne soient adoptées par référendum, donc sans débat parlementaire. Nous sommes très attachés à cette convention citoyenne et ses propositions, nous souhaitons rendre le texte de loi plus ambitieux pour qu'il donne une vraie vision écologique, ce qui a souvent été reproché à la majorité présidentielle.

Des premières critiques sur le manque d'ambition du texte justement se font entendre....

J-M.Z : D'un côté nous avons des citoyens qui veulent que nous allions plus loin, et nous répondront à cette attente à l'Assemblée, et de l'autre certains acteurs nous reprochent d'aller trop loin. Je pense notamment aux routiers qui pointent une fiscalité trop lourde. Nous avons un double enjeu, celui d'être ambitieux mais aussi d'accompagner cette évolution. Sur le volet se déplacer, dont je suis le rapporteur, il y a des décisions fortes comme la fin de la vente de poids lourds au diesel en France en 2040, seule la Norvège a pris ce type de restriction jusqu'à présent. Toujours concernant la logistique, un chargeur va être obligé d'inclure le fret ou le fluvial dans son plan d'action des solutions de décarbonisation.

Ces mesures concernent la France, cela veut dire que les autres pays passeront entre les mailles de cette législation ?

J-M.Z : Dire qu'une loi va répondre à toutes les problématiques écologiques cela serait mentir aux gens, mais elle s'inscrit dans une volonté globale sur beaucoup de thèmes comme la mobilité ou l'alimentation. Atteindre tous les objectifs passe par de la réglementation, le plan de relance et des discussions à l'échelle européenne et mondiale. La France veut être précurseur sur ces sujets, elle donne un signal pour que les constructeurs boostent leur offre de véhicules propres et pour que l'Europe avance. Lorsque la France va prendre la présidence du Conseil de l'UE en 2022, nous débattrons de la fiscalité du gazole mais aussi du volet social du transport avec notamment les salaires des routiers.

Ces ambitions écologiques sont-elles compatibles avec celles de la réindustrialisation ?

J-M.Z : Nous considérons qu'il est possible d'aller vers une croissance durable et verte. Cela veut dire qu'il faut une autre forme de logistique et accompagner la transformation écologique de ces flux. Dans les Bouches-du-Rhône, nous avançons notamment avec la gare de fret de Miramas ou la plate-forme Clésud. Le plan de relance et le contrat de plan Etat-Région (CPER) ciblent ces deux sites dans leurs priorités, il faut désormais attendre les résultats.

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