Pourquoi SMS in situ devrait s’imposer dans la gestion de la médecine de ville (et plus si affinités)

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(Crédits : Fllickr/Perspecsys Photos. CC License by.)
Avec sa solution capable de dématérialiser la prise de rendez-vous et de gérer les flux dans les salles d’attente, la startup basée à Sophia-Antipolis a répondu, malgré elle, aux besoins de distanciation imposés par la crise sanitaire. Mais c’est en poussant plus loin l’usage de sa solution qu’elle répond à la gestion de rendez-vous de médecin traitant à spécialiste. Une problématique qu’elle résout facilement et qui laisse entrevoir d’autres usages encore plus poussés.

Elle est née de trois ans de R&D et ce qui la différencie de toute autre solution de prise de rendez-vous dématérialisé, c'est qu'elle gère celle-ci du point de vue du médecin et non du patient. Car c'est bien pour éviter les engorgements dans les salles d'attente des médecins que SMS in Situ s'est développée, émettant vie une borne ou le téléphone, un ticket de prise de rendez-vous qui prévient le patient de tout retard du patricien, et cela, à la minute près.

Une solution qui trouve évidemment toute son utilité dès les premières semaines de crise sanitaire. Ainsi, lors de la première vague, c'est assez logiquement, repérée par l'ARS, que la startup équipe les centres Covid. Puis, la vaccination arrivant, ce sont les centres dédiés et les centres de tests qu'elle équipe. Au moins, jusqu'à ce que l'Etat impose trois solutions précisément, dont Doctolib. Sébastien Pelé, l'un des co-fondateurs de la startup le reconnaît : « Cette décision nous a porté un grand coup d'arrêt ».

De la coordination des flux à la gestion du second recours

C'est donc auprès des médecins que la startup peaufine l'usage de sa solution. « Les praticiens conservent la borne ou gèrent les rendez-vous depuis l'interface ou l'application. Cela permet de n'avoir aucun patient qui attend inutilement en salle d'attente », détaille Sébastien Pelé pour qui « il est important de rappeler aux professionnels que des solutions de gestion des flux existent » et qui insiste avant tout pour que les médecins « prennent le temps de mesurer l'efficacité de la solution avant de s'engager dans un abonnement ».

Car le cœur du business-modèle c'est bien l'abonnement, le but étant d'apporter une solution de digitalisation complète, l'abonnement comprenant une partie fixe et une partie services additionnels.

La collaboration avec les organismes tels l'ARS, la CPAM, l'Union régionale des professionnels de santé (URPS) PACA et les communautés territoriales de santé, (CPTS) est forcément précieuse, car elle permet de répondre aux attentes précises de chacun. Avec les CPTS, dont font partie les médecins libéraux, l'idée est par exemple de contribuer à désengorger les hôpitaux. « Notre première mission est de dynamiser le premier recours. Notre second socle est d'organiser la coordination du passage du premier recours au second recours, c'est-à-dire du généraliste au spécialiste ». Le médecin généraliste utilisant alors SMS in Situ pour réserver un rendez-vous et générer le ticket qui va avec, rendez-vous qui apparait simultanément dans l'agenda du spécialiste. Sachant que le médecin peut aussi avoir accès à tout autre professionnel comme un infirmier. « Nous permettons la coordination multiple ».

Avec l'UPRS, d'autres outils sont en cours de déploiement.

Une levée de fonds pour aller plus loin

D'ici quelques jours, une nouvelle version de l'application mobile sera disponible, plus précise, permettant de gérer les consultations avec rendez-vous et sans rendez-vous.

Bien engagée dans son développement et face à un vaste champ des possibles, SMS in Situ devrait proposer la téléconsultation à moyenne échéance, « probablement sur solution Zoom », avance Sébastien Pelé, qui pointe que 2021 est bel et bien une « année charnière ».

Le recours à une levée de fond, afin d'accompagner la stratégie, est en réflexion et devrait réunir 3 à 5 millions d'euros. Elle pourrait être enclenchée fin d'année ou début 2022.

SMS in Situ, qui emploie 9 salariés, a réalisé en 2020, un chiffre d'affaires de 150.000 euros.

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