Peace and Sport devient une ONG 2.0 et c'est grâce à MyCoach

L'association basée à Monaco, qui déploie une méthode valorisant les valeurs du sport comme vecteurs de paix dans le monde, a confié la numérisation de son contenu à la startup originaire de Nice. Laquelle apporte son expertise à l'institution portée par Joël Bouzou alors que les enjeux d'e-learning et d'impact environnemental sont renforcés par le contexte actuel. Le projet s'est d'ailleurs fait remarqué par l'ONU.

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(Crédits : DR)

La digitalisation du contenu est devenue en quelques mois la préoccupation majeure des organisations. Pour les entreprises qui ne s'y étaient pas encore risquées, c'est le virage à ne pas rater. Pour les organismes et associations aussi. Pourtant le sujet n'est pas simple. Parce que même si la volonté est présente, les connaissances techniques, l'approche technologique sont souvent à aller chercher en externe.

C'est exactement le cas de Peace and Sport, l'ONG internationale créée en 2007 par Joël Bouzou et qui a pour mission via des programmes de terrain, de démontrer concrètement l'impact fédérateur, éducatif et social du sport. Basée à Monaco, elle milite partout dans le monde depuis 13 ans. Voilà deux ans, l'idée de s'engager dans la numérisation de ses contenus s'est affirmée sur la feuille de route. La rencontre, il y 18 mois, avec MyCoach et son dirigeant, Cédric Messina a fait basculer le projet dans la phase de concrétisation.

E-learning et metrics

Désormais opérationnelle, l'application dédiée, baptisée Peace and Sport x MyCoach répond surtout à des enjeux qui sont tout autant d'accessibilité, d'impact sociétal et environnemental et de diffusion au plus grand nombre. Des enjeux, triples, que la numérisation permet. Le e-learning permet ainsi à Peace and Sport de toucher l'ensemble des cibles concernées, où qu'elles soient dans le monde, et ce, en permettant de déployer des programmes sur le temps long. Et autant dire que la crise sanitaire, qui a contraint et contraint toujours à des déplacements limités, renforce l'intérêt. C'est cela aussi qui porte l'accélération du numérique...

Une numérisation qui fait en sorte de permettre également de mesurer l'efficacité terrain et d'engranger des metrics. "Faire des programmes c'est bien, mais mesurer leurs effets, c'est mieux", indique Jean-Jérôme Perrin-Mortier, le directeur des opérations Peace and Sport. Surtout quand cela peut permettre de collaborer ensuite avec des chercheurs et de créer un laboratoire pour évaluer la méthodologie. Une méthodologie appelée ainsi à évoluer.

Disrupter les ONG

Pour MyCoach, le rapprochement avec Peace and Sport est surtout une façon de répondre à sa propre feuille de route. Si on connaît la startup niçoise pour ses partenariats avec les fédérations sportives, le rapprochement avec des entités fortes est aussi un axe de développement. "MyCoach c'est certes du service aux fédérations, de la diffusion de contenu à grande échelle mais c'est aussi nouer des alliances fortes, avec des noms comme cela a été fait avec l'UEFA ou le PSG", détaille son PDG Cédric Messina. "Avec Peace and Sport on disrupte un segment particulier, celui des ONG. Si on veut digitaliser les pratiques, il faut avoir les bons outils".

Pour l'heure, 200 exercices sont disponibles dans l'application. "La prochaine étape est de travailler sur les usages et les metrics afin de prouver l'efficacité terrain", précise le dirigeant niçois.

L'application Peace and Sport, pour l'heure déployée en Jordanie et au Burundi, devrait opter pour le système de licences, s'adressant particulièrement aux gouvernements et aux fédérations. A noter que l'application n'est pas en libre-service, l'usage du contenu nécessitant une formation adéquate. Déployée autour du foot, l'appli a vocation - comme MyCoach d'ailleurs - à devenir multi-sport, le rugby étant le prochain sport concerné.

L'ONU valide

Loin d'être anecdotique la digitalisation des contenus est mesurée dans son efficacité par l'ONU elle-même. En effet, cerise non négligeable sur le gâteau, la méthodologie Peace and Sport et sa version digitale Peace and Sport x MyCoach sont citées comme exemple d'initiative numérique pour favoriser l'inclusion sociale et l'autonomisation des jeunes en transformant les entraîneurs sportifs en éducateurs de paix, dans le rapport sur la contribution du sport à l'agenda 2030 que publie le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. Une reconnaissance qui devrait contribuer à pousser à ce que la transition numérique passe bel et bien par les ONG. "En interne, ce projet n'est pas anodin, il a contribué en quelque sorte une partie de notre politique RSE", indique Cédric Messina. Pour rappel, MyCoach emploie 40 salariés, et revendique un chiffre d'affaires de plus de 2 M€.

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