La fintech Smartpush conforte son ambition européenne

Basée à Marseille, la jeune entreprise a établi son business-modèle sur la valorisation de la data bancaire pour permettre au consommateur une meilleure gestion de ses dépenses. Une approche du marché qui lui fait s'adresser à la fois aux établissements bancaires mais aussi aux grands retailers. Si 2021 doit permettre la consolidation en France, c'est bien l'Europe qui est la priorité pour 2022.

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(Crédits : DR)

Utiliser concrètement la data, voilà tout l'enjeu de la récupération de la donnée : faire en sorte que celle-ci soit utilisée avec de la valeur ajoutée à la clé. Dans le domaine bancaire, la question d'un usage utile de la data s'est aussi posé. Car comme dans beaucoup d'autres domaines, sa non exploitation laissait ouvert tout un champ des possibles.

Renforcer l'asset technologique

C'est précisément de ce constat - et de la volonté de combler un besoin non encore exprimé clairement - qu'est née Smartpush en 2018. Le concept étant de tirer bon profit de la donnée qui caractérise, "résume" le consommateur. En effet, la donnée bancaire renseigne à la fois sur sa façon de s'alimenter, de consommer de l'énergie, sur les activités diverses pratiquées... Le produit mis au point par Cédric Nallet et Romain Lépine est donc capable de proposer des offres personnalisées au consommateur, avec comme seul but, celui de lui permettre d'épargner et de réduire ses dépenses. Une promesse déployée depuis deux ans. "Grâce à notre technologie, les épargnes réalisées sont de l'ordre de 50 à 150 euros par mois", précise Cédric Nallet.

"Nous avons développé une API qui permet aux banques d'intégrer notre technologie", poursuit le jeune dirigeant.

Mais le business modèle de Smartpush s'établit entre, d'un côté les établissements bancaires, et de l'autre les marques marchandes qui "poussent" leurs offres par ce canal. Des offres personnalisées, adaptées au profil du consommateur et susceptibles de lui faire réaliser des économies.

Aujourd'hui, Smartpush revendique avoir signé avec "le Top 500 des marchands et e-marchands" tels Carrefour, Sephora, FNAC, Darty, Ikea... C'est donc plutôt auprès des établissements bancaires que se portent ses efforts de développement. C'est en partie à cela que sera consacrée la levée effectuée auprès de Truffle Capital, Région Sud Investissements et Bpifrance notamment. 2,6 M€ qui financeront le renfort de l'asset technlogique tout comme le renfort de l'équipe commerciale.

Conquête européenne, pas mondiale

Car l'objectif de croissance est clairement posé par Cédric Nallet. 2021 doit permettre la consolidation du marché français. La signature d'un partenariat avec l'assurance étudiant Heyme ou la néo-banque Vybe est de bon augure pour parvenir à la consolidation du marché domestique. "Les cycles de vente sont longs", précise Cédric Nallet. "Le marché de la banque-assurance est moutonnier".

Pour équilibrer son modèle économique, Smartpush se rémunère via un pourcentage auprès des marchands et e-marchands et par la vente de licence auprès des établissements bancaires.

Mais la roadmap prévoit surtout la conquête du marché européen à l'horizon 2022. Avec comme pays prioritaires, la Belgique, la Suisse, l'Italie et l'Espagne. Et avec un choix limpide : ne pas aller au-delà des frontières européennes. "Nous voulons devenir le leader" en Europe, confirme Cédric Nallet. Smartpush, qui emploie 10 salariés, ne communique pas sur son chiffre d'affaires mais revendique une croissance de 100 % de celui-ci en 2019, et une rentabilité atteinte dès le premier exercice.

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