La réponse d'Eon Motors à la mobilité électrique

La société installée à Malijai, dans les Alpes de Haute Provence, vient d'obtenir l'homologation pour sa voiture utilisant la technologie du moteur roue. Elle espère s'imposer comme l'une des solutions du développement de l'électrique, principalement pour les trajets du quotidien. La production doit démarrer en septembre.
(Crédits : DR)

Ni une voiture sans permis, ni vraiment un véhicule classique. C'est ainsi que l'on pourrait définir le quadricycle avec moteur électrique, baptisé Weez, mis au point par Eon Motors. "Nous venons d'avoir l'homologation", se réjouit Denis Mergin, fondateur de la société installée à Malijai. Le dirigeant a fait le choix de se positionner sur les trajets du quotidien, ceux de quelques kilomètres pour se rendre au travail ou sur un lieu de divertissement. "L'autonomie de l'électrique, souvent assez faible, bloque les usages", justifie le patron de la PME.

Depuis 2012, les efforts ont porté sur la recherche et développement pour mettre au point des véhicules avec une chaîne de traction qui fonctionne via l'utilisation du moteur roue. Une ancienne technologie qui évite d'avoir recours à une transmission. L'idée est d'utiliser les quatre roues pour le propulser. "Cela permet de changer l'architecture de la voiture que cela soit le châssis ou l'électronique embarquée", détaille Denis Mergin. La finalité est de proposer une voiture plus légère afin de limiter sa consommation.

300 véhicules par an

Cette WeeZ n'est pas la première d'Eon Motors. Des premiers modèles de voiture sans permis ont vu le jour en 2011 puis en 2012, quelques exemplaires ont été vendu à des collectivités. "De fil en aiguille nous sommes devenus plus gourmands, c'est pourquoi nous nous sommes lancés sur ce véhicule intermédiaire de deux ou quatre places capable de rouler jusqu'à 90 km/h", explique le dirigeant. Le véhicule de 3 mètres sur 1,5 doit offrir un maximum d'espace.

Un virage pris en 2016 sur le point de se concrétiser. L'usine d'assemblage doit commencer sa production à Malijai en septembre. A terme, 300 véhicules doivent en sortir par an. Pour tenir financièrement, l'entreprise a notamment cédé la majorité de son capital en 2018 à la holding chinoise Evoluo Invest.

Des mini usines près des clients

Eon Motors se positionne sur le BtoB en visant les collectivités territoriales ou des entreprises privées pour un usage en site propre. L'atout principal de la Weez étant de réduire les coûts de maintenance. "Pour le segment BtoC, nous attendons l'homologation des véhicules à quatre places. Nous devrions commencer au début du 2e trimestre 2021 avec toujours l'idée d'un usage pour les trajets du quotidien", prévient Denis Mergin. Dans tous les cas, les lieux de chalandise de prédilection pour Eon Motors sont les métropoles.

Le dirigeant garde une ambition raisonnée. "Le projet ce n'est pas de créer une méga factory mais d'améliorer la production", explique-t-il. Au contraire, l'objectif de la société de 30 salariés, dont la moitié dédiée à la R&D, est d'installer des mini-usines à proximité de ses clients. Les annonces du gouvernement pour favoriser la filière électrique pourraient permettre à Eon Motors d'accélérer son développement. Mais Denis Mergin précise : "Nous sommes attentifs aux appels à projet, mais pour s'associer à d'autres acteurs pas pour les porter seul".

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