I-MC veut instaurer le contrôle in process pour les centres d’usinage

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(Crédits : DR)
Pour permettre aux industriels de produire plus vite, la start-up installée à Pertuis, dans le Vaucluse, propose une solution à base de capteurs et de numérique pour contrôler des pièces pendant l’usinage. Une première commercialisation est prévue pour 2020.

Gagner du temps et tuer les risques de rebut lors de la production de pièces industrielles. C'est la formule ambitieuse que promet I-MC (pour Innovation Manufacture and Control) grâce à sa solution de contrôle robotisé lorsque l'objet en cours fabrication se trouve toujours dans la machine d'usinage.

"Grâce à un capteur optique, nous scannons la pièce en faisant du contrôle dimensionnel, puis nous comparons ces données avec la conception assistée par ordinateur (CAO)", détaille Dominique Nozais, fondateur de la start-up installée à Pertuis. Une fois le parallèle fait entre la réalisation et le plan de départ, le logiciel indique si la fabrication peut se poursuivre ou doit être modifiée.


Des prototypes depuis juin...


Actuellement, ce type d'opération se réalise avec un palpeur, dans un laboratoire de contrôle ou manuellement. "Cela coupe le cycle de fabrication et cela augmente le risque de perdre en précision lorsque l'on remet la pièce dans la machine de fabrication", estime le dirigeant.

Concrètement, I-MC utilise un capteur pour analyse la pièce, un robot et sa plateforme de déplacement pour tourner autour, mais surtout le superviseur qui analyse les données. "On l'appelle superviseur parce que l'on dialogue avec le capteur, le robot et la machine. C'est comme un ordinateur dans lequel se trouvent trois familles de logiciel : FAO (fabrication assistée par ordinateur), CAO et métrologie pour le contrôle de précision", précise Dominique Nozais. La solution de la start-up fonctionne avec n'importe quel machine d'usinage.

Depuis juin dernier, des prototypes sont en place chez des early adopters du monde industriel pour voir si cela répond à leurs besoins. I-MC travaille sur les trois types d'usinage, à savoir le tournage, le fraisage et le combiné.

Ses clients Stelia Aerospace, le CEA (Le Commissariat à l'énergie atomique) où Dominique Nozais a travaillé pendant 20 ans, Naval Group et Technoplus industries, mais aussi In'Tech Medical. "Un secteur que nous n'imaginions pas", reconnaît l'entrepreneur. "Ils usinent des milliers de pièces par an de prothèse en titane". L'entreprise négocie actuellement pour se lancer sur le secteur des pièces pour des moteurs diesel de camions ou bateaux.

... et une commercialisation pour 2020

La première grosse étape pour I-MC est attendue en 2020 avec la commercialisation de sa solution. La stratégie se concentre, pour l'instant, sur les pièces de petites dimensions, c'est-à-dire de 20 centimètres de diamètre, dans l'aéronautique et la défense. L'objectif est ensuite d'aller vers les grandes pièces de 1 à 5 mètres carré.

Pour assurer le lancement du produit, Dominique Nozais vise une levée de 800 000 à un million d'euros. Les rangs de la start-up de sept salariés devraient se renforcer puisque trois recrutements sont prévus. Quant au chiffre d'affaires, de 150 000 euros en 2018, l'ambition est de le multiplier au moins par deux cette année. Les velléités sont à l'échelle nationale, mais aussi internationale. "Nous voulons démarcher des industriels qui utilisent des pièces proches de celles sur lesquelles nous travaillons déjà", indique le dirigeant. Un moyen de se développer sans perdre de temps.

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