Polytests Industrie détient-elle la solution pour le contrôle anti-pollution ?

Avec son banc universel, la société basée à Gardanne assure posséder la solution qui correspond aux critères du contrôle de pollution renforcé, prévu pour entrer en vigueur en 2019. Elle recherche pour cela des partenaires industriels et financiers.
Le banc universel représente une polyvalence qui permet aux centres de contrôles d'amortir leur investissement. Il ne nécessite, par ailleurs, aucun travaux de génie civil pour son installation.
Le banc universel représente une polyvalence qui permet aux centres de contrôles d'amortir leur investissement. Il ne nécessite, par ailleurs, aucun travaux de génie civil pour son installation. (Crédits : DR)

Deux ans, c'est le temps qu'il reste avant que le contrôle de pollution renforcé n'entre en vigueur. Une échéance qui n'est pas sans conséquence... pour les centres de contrôle d'abord. Car pour que l'examen soit le plus efficace possible, il faut trouver la meilleure technique, ce dont se charge l'OTC, l'organisme technique central.

Investissements conséquents

Et qui dit contrôle renforcé, dit matériel adapté en conséquence. Avec nouveaux équipements et donc investissements à engager de la part des centres de contrôle. Cependant, installer un nouveau banc ne pose pas que la problématique financière, mais pose aussi celle du besoin d'espace. Installer un matériel nouveau exige des m2 supplémentaires et... des travaux de génie civil à réaliser afin d'ancrer le banc dans le sol. Voilà qui n'est pas sans donner quelques sueurs aux professionnels qui y voient un nouveau poste de dépense.

Fonctions plurielles

Pourtant une solution pouvant répondre à ces différentes problématiques a été imaginée par une TPE installée à Gardanne. Polytests Industrie, qui a développé entre autres deux brevets européens permettant de contrôler la fiabilité et la sincérité des compteurs taximètres et tachygraphes, a également mis au point un banc universel. Lequel "est le seul banc sur le marché capable de mettre un véhicule en situation de route, à 50km/h", affirme Edmond Purguette. Le PDG de l'entreprise énumère également les innovations associées, notamment celle de ne pas déformer la structure métallique des pneus grâce à des systèmes de poulies-courroie, de ne pas nécessiter d'attacher les véhicules, ni d'engendrer de travaux de génie civil pour l'installation, puisque ce banc se pose au sol... tout en offrant la possibilité d'effectuer d'autres contrôles.

"Notre matériel permet d'autres contrôles pour ce qui concerne l'adhérence ou pour des essais de freinage. Ce banc possède une polyvalence qui permet de ne pas multiplier l'occupation des espaces. Il peut être posé au sol ou dans une fosse et évite les coûts de génie civil".

Partenariats

Idéal dans ses caractéristiques, ce banc universel - pour devenir réalité - cherche des partenaires, notamment un spécialiste dans l'analyse des gaz d'échappement. "Nous recherchons des partenaires financiers et industriels", annonce Edmond Purguette dont la petite entreprise, qui réalise un chiffre d'affaires de 25 000 euros, a investi "des millions d'euros en R&D ces dernières années". Car le marché est d'envergure, il est mondial...

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