Pourquoi Mini Green Power s’allie à Enogia et à Plus de Bornes

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(Crédits : DR)
Les trois start-up basées en Provence viennent de concevoir une borne de recharge d’un genre nouveau, dédiée aux voitures électriques et alimentée à 100 % par la biomasse. Une nouvelle chaîne de valeur voit donc le jour, mettant en lumière trois technologies innovantes.

C'est une première mondiale : trois start-up provençales ont combiné leurs technologies respectives pour réaliser une borne d'un genre nouveau, dédiée à la recharge des voitures électriques. Sa petite particularité, est qu'elle est alimentée à 100 % en énergie renouvelable, à base de déchets végétaux. Elle marie pour cela la mini-centrale verte de Mini Green Power, transformant cette biomasse en chaleur, la micro turbine d'Enogia, qui récupèrera la chaleur ainsi obtenue pour produire de l'électricité. Le tout prenant la forme du prototype de borne réalisé par Plus de Bornes. "Trois technologies complémentaires", explique le président de Mini Green Power, Jean Riondel, qui revient sur la valeur ajoutée de cette innovation.

"Elle offrira de meilleures performances que les bornes de recharge actuelles faisant appel à d'autres sources d'EnR, telles que le solaire ou l'hydraulique. Et présentant des puissances bien inférieures à la nôtre : là où il faut habituellement 10 heures de recharge, la technologie carbone zéro permet d'alimenter deux voitures en une heure seulement. Il est par ailleurs possible de recharger de jour comme de nuit, ce quelles que soient les conditions météorologiques".

Nouvelle chaîne de valeur ?

Ce projet concoure à un objectif : "faire la preuve qu'à trois start-up de PACA nous pouvons développer une nouvelle chaîne de valeur". Pour l'heure, la borne, implantée à Hyères-les-Palmiers dans le Var, fait office de démonstrateur. L'objectif étant d'en implanter 1000 dans les 3 ans à venir, en ciblant notamment les supermarchés.

Indépendamment de ce projet, Mini Green Power envisage de développer 50 mini-centrales carbone zéro par an à horizon 2021. Elle vise sous cette échéance les 35 M€ de chiffre d'affaires, un résultat net de 5 M€ et une cinquantaine de salariés, contre 16 aujourd'hui. Pour développer et booster les performances de sa technologie, la start-up se trouve en cours de levée de fonds. Elle avait déjà effectué depuis sa création, en 2014, un premier tour de table et réuni plus de 2 M€, entraînant notamment dans son sillon le soutien de Bpifrance et de l'Ademe, qui ont mis toutes les deux la main au portefeuille pour financer sa R&D... ainsi que celui d'investisseurs privés, à hauteur de 1,5 M€.

Une première filiale étrangère en novembre pour Mini Green Power

Un intérêt sans doute marqué par le caractère inédit de l'innovation portée par la start-up, qui fait l'objet d'un dépôt de 3 à 4 brevets internationaux chaque année. "Nous courons devant les Américains et les Chinois avec notre technologie. C'est la seule à générer une pollution 4 fois inférieure à tout ce qui existe dans le monde".

Par ailleurs, dans la gamme d'unités sur laquelle Mini Green Power s'est positionnée (de 500 kw à 2 Mgw), elle est unique "à proposer une solution clé en main toute automatisée, permettant un suivi et une maintenance de l'exploitation à distance. Nous sommes également les seuls à faire du big data... Les données relatives à l'exploitation, que nous collectons via le cloud, nous permettent à court terme une optimisation des machines. Mais à plus long terme, elles constitueront une base d'information que l'on pourra revendre à nos clients. Elle permettra par exemple de savoir quels déchets végétaux sont les plus performants..."

Enfin, côté export, la start-up envisage de réaliser d'ici 5 ans 70 % de son chiffre d'affaires à l'international, principalement en Amérique latine et en Afrique, en ciblant comme débouchés pour cette dernière les applications électriques. Dans cette optique, l'entreprise ouvre une première filiale en Afrique, à Madagascar dès ce mois de novembre.

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