Fabricant de touches à sentir pour la parfumerie, Carestia Arcade Beauty veut changer d'échelle

Productrice de buvards pour les plus grandes marques de la parfumerie, la PME implantée près de Grasse investit dans un nouvel équipement qui va lui permettre des grains de productivité, mais aussi de s'adresser à de nouveaux marchés, lesquels utilisent des supports de plus grande taille.
(Crédits : Carestia)

L'objet est tellement essentiel chez les parfumeurs que sa présence est aujourd'hui comme une évidence. Pourtant, les touches à sentir demandent un vrai savoir-faire de fabrication. "C'est le premier contact entre le parfum et le client, il faut choisir le bon papier et la bonne encre afin d'avoir un objet neutre qui doit restituer correctement la fragrance", avance Marie-Hélène Marcelli, directrice générale de Carestia Arcade Beauty, l'entreprise, iinstallée à Mouans-Sartoux, dans le pays de Grasse, fabriquant ces fameuses touches à sentir.

Une activité historique, qui s'est aujourd'hui complétée avec d'autres comme les cartes parfumées ou encore des étuis en carton, toujours pour le secteur de la cosmétique. Des produits qui peuvent apparaître au premier abord simples, mais qui sont très pointus avec de la découpe fine, de la dorure, du gaufrage, etc... L'expertise de Carestia Arcade Beauty est reconnue pour cela comme en témoignent ses clients tels Hermès, L'Oréal ou encore Dior. Les échantillons à tester dans les magazines ou lors d'évènement sont en effet incontournables pour les grandes marques.

Chaque année ce sont 700 millions de produits qui sortent de l'usine de production. Une usine qui emploie aujourd'hui 90 personnes et 10 équivalents temps plein en intérim. "Nous travaillons en direct avec toutes les marques de luxe de cosmétique et soin du corps", note Marie-Hélène Marcelli. De quoi générer un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros, essentiellement grâce aux touches à sentir.

Gain de productivité et nouveaux marchés

Mais Carestia Arcade Beauty propose également d'autres produits, notamment le packaging qui pèse 50% du volume de production. C'est la deuxième principale activité de l'entreprise par rapport à son chiffre d'affaires. "Nous sommes équipés comme un cartonnier", souligne la dirigeante qui précise que ce secteur est en forte progression. Enfin, les produits pré-parfumés sont le dernier pan d'activité de la PME.

Un modèle qui a séduit en 2014 le groupe Arcade Marketing qui a racheté Carestia, tout en fusionnant avec Bioplan Beauty. Ce qui a donné son nom d'aujourd'hui à l'entreprise. C'est à ce moment-là que Marie-Hélène Marcelli est devenue directrice générale. Mais elle connaissait déjà bien Carestia qui était installée depuis 1883 sur le territoire. "J'évoluais dans la communication et je les faisais travailler comme imprimeur", raconte Marie-Hélène Marcelli. Elle intègre ensuite l'entreprise à différents postes avant d'en prendre les rênes.

"Cette reprise nous a transformés, nous sommes passés d'une production artisanale à industrielle", explique la directrice générale. Un changement qu'illustre l'usine de production actuelle, inaugurée en 2016. La PME s'apprête à franchir une nouvelle étape dans son développement avec l'arrivée d'une nouvelle machine en septembre. Elle va production en grand format, ce qui permet "de multiplier les poses" c'est-à-dire in fine d'améliorer la productivité. "C'est un cap technologique important", estime Marie-Hélène Marcelli. La dirigeante préfère toutefois ne pas s'amuser sur un grain de production chiffré. En revanche, elle confie que la fabrication en grand format pourrait lui ouvrir de nouveaux marchés "comme les encarts presse en A4". Des supports devenus eux aussi des incontournables.

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