Spécialiste de la parapharmacie en ligne, Easypara veut agrandir son portefeuille produits (et sa notoriété) pour rester n°1

Marketplace dédiée aux produits de parapharmacie, l’entreprise installée à Nice poursuit sa stratégie en s’appuyant sur la notion de service apportée au client, ce qui se traduit, entre autres, par le développement d’outils de communication ciblés, très axés sur la vidéo, tandis que la volonté est, parallèlement, de faire grossir le nombre de produits disponibles. Des choix qui doivent renforcer la croissance et visent surtout à maintenir le leadership revendiqué par le pure player, qui n’oublie pas l’international.
(Crédits : DR)

Elle est née Easyparapharmacie en 2007 de la volonté de pharmaciens associés à des logisticiens, quatre co-fondateurs qui sentent poindre le changement dans les habitudes de consommation et tout le potentiel que présente le e-commerce. Il n'est alors pas (autant) question de startup nation et d'innovation, ni encore moins de DNVB (l'acronyme pour spécifier ces entreprises nées sur le net), pour autant, le concept prend, se développe, croît. Entre temps, la concurrence s'est développée, structurée et pour demeurer le n°1 en France, en termes de trafic comme le revendique la PME azuréenne, il faut continuer à anticiper les besoins du marché.

Un souci constant pour Gaëlle Dauger. C'est d'ailleurs ainsi que la directrice générale explique le changement de nom, intervenu au début de l'année 2022, incluant aussi nouveau logo et nouvelle signature de marque, « bien ensemble ». « Un mal nécessaire ». Un mal car quand on est un acteur du e-commerce, les changements de nom ça ne fait pas du bien au référencement naturel et Google n'aime pas trop ce style d'opérations qui impacte, notamment, le trafic. Inévitablement, Easypara a connu 3 ou 4 mois de purgatoire avant que, progressivement, tout rentre dans l'ordre.

Changer d'appellation est donc un acte pas du tout anodin et qu'il faut bien anticiper. « Nous y pensions déjà. Notamment parce qu'à l'international, dans certains pays comme l'Italie ou l'Espagne, le « ph » n'existe pas ». Voilà donc pour le nécessaire.

Le service, le service, le service

Un changement qui vise à renforcer le positionnement établi depuis l'origine, « être différent et surtout conserver notre expertise santé », insiste Gaëlle Dauger. De même, le « bien ensemble » fait référence aux communautés que la PME a créé. Celle des testeurs - lancée il y a 4 ans maintenant comptant 11.200 membres, qui permet d'essayer un produit et d'en donner son avis - et celle des Ambassadeurs qui permet au consommateur d'exprimer son avis, en vidéo. Deux initiatives qui poursuivent le même but, que « le consommateur ait le conseil le plus éclairé possible. Nous n'avons pas de parti pris, nous proposons des marques pour toutes les convictions et tous les portefeuilles ». De même, les « Live shopping » donnent la parole à une influenceuse. Un ensemble de rendez-vous qui contribuent à façonner la valeur ajoutée d'Easypara face à la concurrence. C'est aussi dans cet esprit de conseil décorrélé de tout achat direct que s'inscrit My Easy Ritual. Ce service, qui utilise l'intelligence artificielle, propose un diagnostic de peau, présenté comme fiable à 95% (et qui précise bien ne pas remplacer une consultation avec un spécialiste), avec, à la clé, des recommandations et conseils.

C'est aussi cette notion de conseils au plus près du besoin qui a mené à la création d'une verticale, Easy Coiffure, dès 2017, salon consacré à la vente de produits de coiffure. « C'était une demande des consommateurs », dit Gaëlle Dauger qui veut, là aussi, référencer davantage de produits afin de générer davantage de trafic et d'augmenter le taux de conversion.

Si la notion de service fait partie de la stratégie d'Easypara, les réseaux sociaux sont évidemment un levier contribuant au développement. « Nous sommes présents sur les différents réseaux, avec des points de contacts directs et indirects », indique Gaëlle Dauger. Et si Twitch a été testé et Instagram rassemble 61.000 abonnés, pas question pour le moment de créer une boutique Easypara dans le métavers, « le ticket d'entrée est trop élevé, nous sommes avant tout un distributeur », argumente sa directrice générale.

Lire aussi 4 mnEasyparapharmacie en phase de conquête de nouveaux clients

Changements de comportement

Easypara qui a connu une forte croissance durant la crise, laquelle, on le sait a favorisé l'engouement pour les solutions e-commerce. Une période qui a été aussi une sorte de défi, notamment en termes de logistique mais qui place la PME dans un rythme de développement qu'elle ne compte pas ralentir, au contraire. L'un des objectifs est d'augmenter le portefeuille de produits proposés, passant de 25.000 produits à 32.000 produits, la marketplace rassemblant 1.000 marques. « Nous allons continuer d'accroître notre notoriété par la vidéo », annonce Gaëlle Dauger. Qui compte bien demeurer un pure player, estimant que les DNVB « font bien le job » et qu'un « distributeur vend mieux qu'une marque en propre ». Le tout en continuant à être à l'écoute très proche du marché afin de coller le plus possible aux attentes. C'est aussi prendre en compte les problématiques de pouvoir d'achat, auquel le paiement en plusieurs fois veut répondre. « Cela permet la fidélisation et d'augmenter le panier moyen ». Car de la crise est aussi née une nouvelle habitude, celle de prendre soin de sa santé, d'être davantage dans la prévention. « Les habitudes prises pendant les confinements sont toujours là. Au-delà d'avoir recours au e-commerce, l'obsession était de ne pas tomber malade et nous avons remarqué une ruée vers les compléments alimentaires en ce sens. A cela s'ajoute aussi le déremboursement de certains médicaments. La base de notre clientèle a vieilli, passant de 35 ans à 45 ans, les générations qui n'étaient pas digital natives sont venues au digital, contraintes et forcées certes mais désormais l'e-commerce fait partie de leur façon de consommer », explique Gaëlle Dauger.

Easypara qui est présente, évidemment à l'international, d'autant que la proche Italie contribue à alimenter sa croissance, comme l'Espagne et l'Angleterre. « Nous ne nous  intéressons pas, dans l'immédiat, à d'autres pays. Nous sommes davantage sur du serviciel, en renforçant le dispositif de points relais ». Easypara, qui emploie 79 personnes, en enregistré une croissance de 10% entre 2020 et 2021, portant le chiffre d'affaires à 46 millions d'euros.

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