Acteur du spatial et de la défense, Spirit Technologies renforce ses capacités industrielles

Portée par les secteurs du spatial et du nucléaire, la PMI basée à Cannes, spécialisée en ingénierie mécanique et chef de file du groupement d’entreprises Spirit Industries, renforce ses moyens industriels avec le soutien de France Relance. Et regarde aussi l’international.

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(Crédits : DR)

C'est un projet né en réaction. En réaction à une crise sanitaire qui n'en finit plus, avec l'idée, explique Hugues Ripert, "d'en prendre le contrepied, de ne pas faire le dos rond mais au contraire d'avancer, de renforcer nos compétences pour être plus pertinents sur nos marchés avec une force de frappe supérieure". L'homme préside Spirit Technologies, qu'il a fondée à Cannes en 2016 avec Michael Salami et David Maccari. Spécialisée en ingénierie mécanique, l'entreprise "développe, fabrique et assemble des moyens industriels dans le domaine du spatial, du nucléaire, de la défense, de l'aéronautique et de l'énergie", détaille-t-il. Un partenaire de rang 1 qui compte dans son escarcelle clientèle quelques grands noms des secteurs adressés, de Thales Alenia Space à Naval Group, de Single Buoy Mooring (SBM) au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA). Spirit Technologies emploie une vingtaine de personnes et a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 2,6 millions d'euros. Lequel est espéré à 3,5 millions d'euros pour l'exercice 2022.

Contexte porteur

Il faut dire que le contexte apparaît porteur. Dans le domaine du spatial par exemple, qui représente 35% de son activité, les projets d'exploration sont de nouveau sur la table et ouvrent de nouvelles perspectives pour celle qui a été retenue, par ailleurs, afin de développer des équipements sols dans le cadre du programme européen d'observation et de surveillance de la Terre, Copernicus. Dans le nucléaire (32% de son activité), même constat, la PME ayant développé une expertise sur les technologies de réacteurs de fusion dont le représentant le plus emblématique reste le projet Iter. "Nous avons un beau carnet de commandes pour 2022 et 2023", résume le dirigeant. Lequel s'est donc mis en ordre de bataille pour se doter de nouveaux moyens industriels et conforter, voire élargir, son offre.

Capacité de production en propre

Ainsi est né Spirit Industries. Fondé en 2021, ce groupement d'entreprises réunit les partenaires de Spirit Technologies qui forment les différentes composantes industrielles nécessaires à la réalisation de ses projets clé-en-main, à savoir Sequor (ingénierie électrique), Megep (mécanique de précision), Mecalynox et Di Sante (chaudronnerie). Soit, au total, 160 personnes pour un chiffre d'affaires global de 21 millions d'euros. De quoi peser un peu plus sur les marchés visés, d'autant que le groupement est en train de s'équiper d'un bâtiment industriel afin de concentrer en un même lieu, à Lançon de Provence, ses propres capacités de production, d'assemblage et de test. Chiffré à un million d'euros, le projet soutenu dans le cadre du plan France Relance s'étend sur une surface de 800 m2 et comprend une salle blanche de niveau 5. "Le permis de construire vient d'être déposé et la livraison est attendue à la fin 2022", précise Hugues Ripert. En attendant, Spirit Technologies souhaite renforcer son effectif en ingénieurs chefs de projets, techniciens bureau d'études, techniciens de production et assemblage. Des métiers en tension qui poussent le dirigeant à envisager d'élargir ses recherches "à l'Europe", lui permettant ainsi de s'armer dans l'objectif d'accélérer son développement à l'export.

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