Wildmoka, spécialiste de l’automatisation des contenus audiovisuels, en route pour la série B

Basée à Sophia Antipolis, la digital media factory spécialisée dans le sport, les news et le live, entend confirmer son ascension dans le monde du broadcast et s’engage dans un tour de table de série B, trois ans après avoir levé huit millions d’euros auprès du fonds Alven Capital.

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(Crédits : DR)

Wildmoka est dans les starting-blocks. D'ici à un mois, la scale-up spécialisée dans l'automatisation, l'enrichissement et la monétisation des contenus audiovisuels entend bien boucler sa nouvelle levée de fonds. Une série B, d'un montant espéré non communiqué, mais bien supérieur aux 8 millions d'euros récoltés en 2018 auprès d'Alven Capital. "Ce fonds nous a apporté beaucoup de valeur en nous aidant à structurer nos équipes et à mettre en place les bons process, en particulier au niveau commercial", souligne Cristian Livadiotti, cofondateur avec Thomas Menguy de l'entreprise sophipolitaine. Laquelle entre désormais de plein pied dans une phase de croissance. A mener tambour battant si possible. Et avec le soutien qui va bien.

Il faut dire qu'en huit années d'existence, Wildmoka n'a pas chômé. Celle qui se présente comme une digital media factory, entendez "une plateforme qui permet à nos clients, essentiellement des grands groupes de chaînes tv, de créer tous les formats vidéo qui leur sont nécessaires pour couvrir des événements live, sports et news", regroupe aujourd'hui une soixantaine de personnes pour un chiffre d'affaires qui croît, dixit son dirigeant, de 50% par an depuis 2017. Seule l'année Covid fait exception, avec une progression limitée à 35%, essentiellement due "à un défaut de croissance aux USA". Un marché qui avec la France et une poignée de pays européens dont l'Angleterre, abordée physiquement en 2019, représentent 90% de ses revenus. D'où sa volonté d'expansion géographique.

Direction Singapour

Déjà présente aux Etats-Unis, en Amérique Latine et en Europe, Wildmoka part en effet à la conquête de l'Asie du Sud-Est depuis la cité état de Singapour. Deux personnes viennent d'y être recrutées : un commercial épaulé d'un avant-vente, binôme jugé indispensable quand on adresse des cycles de ventes longs qui nécessitent beaucoup d'itérations. "C'est la graine de départ à partir de laquelle on installe le business et une fois celui-ci suffisamment établi, un customer success vient compléter l'équipe pour développer les comptes existants". Un modèle éprouvé que la scale-up veut aussi dupliquer en Allemagne pour mettre un pied en Europe de l'Est et enrichir son portefeuille-clients où cohabitent déjà quelques-uns des plus grands braodcasters. Parmi eux, Canal + et France TV, Bein, Sky et Discovery Eurosport, ou encore Fox News, MNSBC et NBC News. "Nous commençons également à ouvrir la plateforme à d'autres types de clients comme les ayants droits sportifs, type fédérations ou ligues, dont certains cherchent à proposer des approches direct to consumer afin de développer leur marque et gagner en visibilité auprès de potentiels futurs diffuseurs", ajoute Cristian Livadiotti.

Evolution des besoins et usages

Le sport justement. Ce segment de marché représente 50% de l'activité de la scale-up. Laquelle a, cet été, accompagné France Télévision (entre autres) dans la couverture des Jeux Olympiques de Tokyo. "Le digital évolue. Quand nous nous sommes lancés en 2013, nous étions très focalisés sur le format court, les moments forts diffusés sur les réseaux sociaux. L'émergence des plateformes de streaming a poussé les formats plus longs, plus faciles à monétiser. Aujourd'hui, c'est le live digital qui prend de l'ampleur puisqu'il permet, dans le cadre d'une compétition sportive comme les JO, de dépasser les limites du linéaire en diffusant l'intégralité des événements sur les plateformes", raconte le dirigeant. Une évolution des besoins qui s'accompagne d'une révolution des usages. "La crise sanitaire et surtout le fait de devoir travailler à distance ont considérablement accéléré l'adoption du cloud par l'industrie du broadcast qui, sur ce sujet-là, était très en retard." Une opportunité que la plateforme sophipolitaine entend bien saisir, elle qui se différencie de ses concurrents par son caractère hybride, permettant d'intégrer les solutions cloud comme non-cloud. "Nous sommes pile dans l'air du temps. Dans les quatre à cinq ans à venir, le secteur va basculer. Notre objectif, c'est d'y installer cette notion d'hybridation".

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