Spécialiste de l’oligothérapie, EA Pharma renforce (encore) son leadership

Installé à Sophia-Antipolis, le groupe développe et commercialise des médicaments d’oligothérapie, des compléments alimentaires et des produits de nutrition sportive. L’acquisition récente de l’Espagnol Drasanvi marque un tournant dans son développement, autant en termes de cibles que de poids économique. L’international, tout comme la R&D, demeurent d’ailleurs des axes essentiels de croissance.

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(Crédits : DR)

On connaît EA Pharma plus facilement sous les noms de ses produits phrase, tels Granions, EaFit, Foucaud (la Jouvence de l'Abbé, c'est lui) ou encore Chondrosteo ou Oligosol. Le laboratoire, né sous cette forme en 2006 à l'issue du rapprochement de trois entreprises, a su s'imposer dans un segment particulier, l'oligothérapie.

Une spécialisation qui a porté le développement de la PME, développement qui s'est appuyé notamment sur des opérations de croissance externe significatives, Nutrivercelle en 2017, Oligostim et Punch Power (gamme de produits bio destinés à la nutrition sportive) en 2019, et Labcatal en 2020. L'acquisition, annoncée durant l'été de Drasanvi, groupe espagnol acteur du secteur des compléments alimentaires, de la nutrition santé et des cosmétiques naturels, s'inscrit dans cette logique de croissance, d'autant plus qu'elle permet au laboratoire sophipolitain de changer d'échelle.

Soif d'international... pas encore comblée

C'est précisément ce qu'explique Thierry Verne, arrivé aux manettes opérationnelles de l'entreprise voici près de deux ans. « Nous avons, avec Dravisan, un ADN commun. Nous sommes tous les deux sur le sujet de la naturalité. Dravisan est très implanté en Espagne où il réalise 95% de son activité. EA Pharma est en revanche fort en France, en Afrique francophone et en Algérie. Nos portefeuilles de produits sont également complémentaires », Dravisan ouvrant ainsi à EA Pharma, un nouveau canal de distribution, les magasins bio par exemple. Les deux groupes ont également comme point commun de produire la majeure partie des leurs produits. Ainsi EA Pharma possède trois usines - en Sologne, à Annemasse et à Monaco. « Nous maîtrisons la chaîne, depuis le sourcing jusqu'à la fabrication de produits ».

Outre la complémentarité en termes de produits, le rachat de l'Espagnol permet au laboratoire français d'accroître la part de son chiffre d'affaires à l'international, l'export en représentant pour l'heure 10%. Une part que Thierry Verne souhaite accroître, même si aujourd'hui EA Pharma est présente dans 35 pays. « Nous avons une soif de croissance à l'international, nous possédons un gisement de croissance prodigieux ».

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La R&D, levier de compétitivité

Une croissance qui s'appuie donc sur l'international, mais pas seulement. Parmi les axes stratégiques, figure ce que Thierry Verne appelle « notre cœur de business ». C'est-à-dire « pousser sur nos marques leaders, en pharmacie et parapharmacie. Nous sommes leaders sur l'oligothérapie dont nous possédons 25% du marché, nous sommes également leaders sur le segment de la nutrition sportive dont possédons 50% du marché ainsi que sur le confort musculaire », précise le PDG de l'entreprise.

Autre axe essentiel, le sell-out qui se traduit par l'accompagnement en termes de formation et de visibilité des professionnels, pharmaciens et parapharmaciens, qui sont « au cœur de la stratégie ».

L'innovation est évidemment un autre axe primordial - une équipe de 4 personnes y est dédiée - et génère 8% à 10% du chiffre d'affaires. « Nous avons lancé beaucoup d'innovations » rappelle Thierry Verne plutôt des ravis des résultats obtenus notamment avec Granions Zinc en gélules, qui a réalisé 1 million d'euros de chiffre d'affaires en un an ou Granions Vitalité et immunité en pilulier, qui a pour sa part, a réalisé 2 millions d'euros de CA en moins de 12 mois.

Le digital, forcément, n'est pas oublié. Sur ce point, EA Pharma a, par exemple, installé son flagship virtuel sur Tmall Global (groupe Ali Baba, ouvert aux entreprises étrangères non présentes en Chine pour vendre en BtoC ), ce qui devrait ouvrir des perspectives, sachant, dit Thierry Verne, que « le marché du complément alimentaire en Chine est supérieur au marché du complément alimentaire en pharmacie et parapharmacie en France ».

100 millions d'euros de chiffre d'affaires à horizon 2025

Autant d'axes qui doivent servir de leviers pour nourrir la feuille de route dont l'objectif est d'amener le chiffre d'affaires à 100 millions d'euros d'ici 3 /4 ans. La notoriété, renforcée, de l'oligothérapie, notamment par la crise sanitaire rendant plus forts les besoins de renforcer vitalité et immunité - devrait le permettre. « Nous sommes sur une bonne dynamique », reconnaît Thiery Verne. EA Pharma qui a réalisé 51 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021, devrait voir celui-ci atteindre 60 millions d'euros en 2022, auxquels il faut ajouter le chiffre d'affaires de Dravisan, de l'ordre de 15 millions d'euros. Soit 75 millions d'euros attendus pour l'exercice 2022. EA Pharma emploie 200 salariés, ainsi que Dravisan, pourtant l'effectif global à 400 personnes.

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