Comment Thermolaqualp met la peinture au service du tissu industriel alpin

La PME des Hautes-Alpes thermolaque depuis presque dix ans les objets et structures métalliques dans son département mais également dans les Alpes de Haute-Provence. Face à des besoins toujours plus importants elle affiche une croissance à deux chiffres et aimerait désormais se diversifier vers de la découpe laser de pièces.
(Crédits : DR)

L'offre qui crée la demande ou la demande qui créé l'offre. Le sujet agite les débats des économistes depuis la nuit des temps à coup de grandes démonstrations. Pour Thermolaqualp, pas de discussion possible c'est bien la deuxième option qui a conduit à la création de la société dans les Hautes-Alpes. Le besoin à assouvir est celui de l'historique métallurgie Chevalier. Cette dernière fait part de ses difficultés à trouver dans le département ou dans les Alpes-de-Haute-Provence voisines, une entreprise de thermolaquage. Cette technique consiste à appliquer de la peinture solide, et non liquide, sur du métal ce qui lui permet d'être plus résistante.

Cette doléance, Rémi Favre, alors conducteur de travaux sur le territoire, l'entend parfaitement. "C'était mon sous-traitant préféré", raconte-t-il. C'est donc en collaboration avec la métallurgie qu'il décide de créer fin 2012 la société Thermolaqualp et d'endosser à son tour le rôle de sous-traitant. "Cette association permettait de démarrer sereine avant d'aller chercher d'autres clients des Hautes-Alpes ou des Alpes-de-Haute-Provence et on s'est rendu compte que le marché était demandeur", explique Rémi Favre. La PME installée à La-Roche-des-Arnauds génère désormais un million d'euros de chiffre d'affaires, dont 40% via la métallurgie Chevalier. "Nous pensions que cela plafonnerait à 600.000 euros", reconnaît Rémi Favre.

Diversifier l'activité

Les pièces ou structures sont thermolaquées dans les ateliers de l'entreprise de 9 salariés. Il peut s'agir de n'importe quel objet métallique, de la jante automobile à des escaliers. "Nous travaillons beaucoup dans l'univers du bâtiment donc nous traitons souvent des rambardes ou des gardes corps", précise toutefois le dirigeant. Thermolaqualp travaille en moyenne pour 25 chantiers différents par jour. Le marge de développement reste importante pour la société qui affiche une croissance de 20% chaque année.

La zone de chalandise se limite aux deux départements alpins de la région. Si Rémi Favre aimerait aller au-delà, cela s'avère compliqué de rester compétitif en termes de prix sur des longues distances. Le transport et son impact sur les objets thermolaqués faisant grimper les coûts de manière trop importante. Se diversifier sur d'autres matières que le métal n'est pas à l'ordre du jour non plus compte tenu du profil des clients du territoire.

En revanche, Rémi Favre aimerait "ajouter une corde à notre arc" avec des machines de découpe laser. Pour cela, le dirigeant compte s'appuyer sur des aides extérieures et notamment les différents dispositifs de subventions pouvant se lier à ce projet industriel. "Nous venons de réaliser des investissements l'année dernière donc pour recommencer nous cherchons des modèles de subventions, explique-t-il. Surtout qu'il s'agit d'une nouvelle activité donc nous avons forcément moins de certitudes". Thermolaqualp recherche ainsi les différents dispositifs d'aides financières, à l'échelle européenne notamment. Une demande qui cherche son offre en somme.

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