Impactée par la crise, la Caisse Epargne-Cepac se tourne vers la relance

Après une année d'asphyxie économique étant donné le contexte économique, les premiers mois de 2021 sont nettement plus positifs. De quoi permettre un retour plus normal de l'activité et à l'établissement bancaire de poursuivre ses projets pour encourager la reprise.

3 mn

(Crédits : DR)

Les crises se suivent et ne se ressemblent pas. "Par rapport à 2008, les banques n'en sont pas à l'origine mais font au contraire partie des solutions", note Joël Chassard, président de la Caisse d'Epargne-CEPAC. La remarque se traduit dans les chiffres. L'établissement bancaire, deuxième plus grande Caisse d'Epargne qui couvre une partie de la région Sud et des territoires d'Outre-mer, a accordé 1 milliard d'euros de prêt garanti par l'Etat (PGE). Une distribution qui continue en ce début d'année avec 100 millions d'euros déjà accordés. Ces sommes du PGE permettent à la banque de voir ses crédits accordés sur 2020 augmenter de 30% à 6,6 milliards. Une progression également soutenue par les crédits immobiliers qui ont grimpé de 19%.

L'aide liée à la crise sanitaire ne se résume pas qu'au fameux PGE. En dehors de ce dispositif, ce sont 300 millions d'euros de trésorerie ou de découvert ponctuels qui ont été octroyés. Parmi les entreprises et les professionnels, 10 000 d'entre eux ont bénéficié d'un report de leurs échéances de six mois. A cela s'ajoute, le maintient des partenariats notamment avec les acteurs du sport et de la culture comme le Mucem, ou encore les aides aux étudiants.

Un mur de la dette pas si important

Alors forcément, la crise sanitaire impacte l'activité. Le produit net bancaire, sorte d'équivalent du chiffre d'affaires, baisse de 4,7% à 725 millions d'euros - à noter que c'est la troisième année consécutive de repli - tout comme le résultat net qui s'établit à 106,6 millions d'euros (-33%). Cela s'explique par un coût du risque qui a quasiment doublé, passant de 77 millions à 150 millions d'euros, comme la Cepac s'y attendait compte tenu du contexte économique difficile de l'année 2020. "Pour une grosse partie, il s'agit des provisions pour se prévenir des défaillances d'entreprises", précise toutefois Didier Moaté, membre du directoire en charge du pôle Métropole. Le comité de direction générale rappelle la solidité de l'établissement face à la situation et précise qu'il peut s'appuyer sur des fonds propres en hausse de 5% (3,3 milliards d'euros).

Et le début d'année 2021 invite à l'optimisme. "Ce mur de la dette n'est pas aussi important que nous le pensions, nous sommes de moins en moins alertés sur des défaillances. Nous surveillons cela et ne voyons pas venir de difficultés financières. Plus nous avançons, plus nous avons de l'espoir", ajoute Didier Moaté. Une bonne santé qui se traduit dans les chiffres. "La reprise est là, sur 2021 le produit net bancaire a augmenté de 5,5%", se réjouit Jean-Charles Filippini, président du conseil d'orientation et de surveillance.

Une satisfaction client en hausse

De quoi permettre à l'établissement bancaire qui s'étend sur 13 départements ou collectivités territoriales de mener à bien ses projets avec par exemple la création d'une filière viticole Agri-Viti à Avignon. La Caisse d'Epargne-Cepac porte également des ambitions dans l'immobilier, en témoigne la création en novembre dernier d'Habitat en Région Sud-Est, une société anonyme de coordination (SAC) avec Erilia, Logirem, Famille & Provence, Habitations Haute-Provence et SDH.

Dans les Outre-Mer, Alain Ripert, membre du Directoire en charge du pôle de cette partie du globe, compte bien regagner les clients perdus lors de la fusion. "Nous n'avons pas encore retrouvé nos anciennes parts de marché mais nous avons arrêté d'en perdre, c'est la première étape", assure-t-il. Une politique qui s'appuyera sur l'objectif majeur mis en avant par Joël Chassard : la satisfaction client. Et bonne nouvelle, elle est en hausse chez les particuliers, ce qui fait de l'établissement la meilleure du réseau Caisse d'Epargne, chez les professionnels et chez les entreprises. Preuve que la banque fait bien partie des acteurs de la relance.

3 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.