Briques digitales, promotion et réflexion prospective, comment le Crédit Agricole Alpes Provence accompagne le tourisme

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(Crédits : DR)
EPISODE 2 - Avec une filière qui pèse 5 milliards et qui est intrinsèquement liée à l’attractivité du territoire, le tourisme est un sujet pour tous les acteurs. Dont les acteurs bancaires. Implantée sur un périmètre qui couvre trois départements ayant un tourisme très différent – les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes et le Vaucluse – le Crédit Agricole Alpes Provence doit répondre à des enjeux à la fois semblables et à la fois particuliers, mais pas sans innovation.

Vrai et constant pilier de l'économie du Sud, le tourisme est, qu'il aille bien ou qu'il se porte mal, un sujet d'attention pour tous les acteurs. La crise étant passé par là, elle oblige ces mêmes acteurs à faire avec ce qui a changé, ce qui a été bouleversé. Sans omettre que crise ou pas, les besoins évoluent, les usages aussi. Un état de fait qu'explique parfaitement Jérôme Lebon, directeur général adjoint en charge du développement au sein du Crédit Agricole Alpes Provence. « Nous sommes condamnés à ce que notre économie aille bien, sinon nous aussi, nous n'allons pas bien ». Et le tourisme, par le poids qu'il représente - 13 % du PIB de la région et sur le territoire concerné par l'établissement bancaire, c'est un PIB qui atteint 5 milliards d'euros et 80.000 emplois pour 100 millions de nuitées. Des chiffres « marquants », tirés par un tourisme vert, bleu et blanc, pointe Jérôme Lebon.

Aider à repenser les modèles

Un tourisme mis à mal par la crise sanitaire. Pour autant, la réflexion de mieux répondre aux nouveaux enjeux était déjà dans les préoccupations des professionnels. Une remise à niveau stratégique dont l'établissement bancaire veut faire partie. « Nous réfléchissons à l'évolution de cette filière. Lorsque la crise touche le tourisme nous nous devons d'être présents. Et nous y répondons de trois façons, par du bancaire, par le digital et l'innovation et par des actions de promotion et la réalisation de partenariats, des partenariats qui visent justement à accompagner la promotion d'un tourisme durable et responsable », détaille Jérôme Lebon.

En mars 2020, l'arrêt brutal de la saison d'hiver dans les stations de ski a impacté d'autres secteurs connexes comme l'hôtellerie, la restauration ou les loisirs. Le PGE, dont un PGE spécifique pour les stations de ski, et les pauses crédits ont évidemment été accordés, pour permettre à ces secteurs de tenir le coup. « Nous avons également soutenu les communes, un peu oubliées au début de la crise, elles aussi touchées par des revenus supprimés », note Jérôme Lebon. Et de fait, les territoires repensent aussi leurs modèles. « Nous travaillons avec eux ainsi qu'avec les agences de développement économique pour réfléchir à ce que sera demain, l'économie de la neige. Venir skier une journée dans une station qui commence à être un peu dépassé ».

Innover dans le fond et dans la forme

Le soutien au secteur touristique passe inévitablement par le digital et l'innovation. Parce que là aussi les solutions dématérialisées telles le click and collect répondent à un enjeu de continuité économique. « Certains acteurs ont trouvé assez rapidement de nouveaux modèles. Notre rôle c'est de leur fournir des solutions clés en main. L'objectif est d'apporter des briques digitales, leur permettre de faire du business à distance et de le faire en toute sécurité ».

Faire du business c'est aussi jouer la carte promotion. Faire savoir ce qui se fait c'est générer des flux, qui génèrent des revenus. C'est le sens de Tourisme By CA, une plateforme qui valorise les acteurs de la filière, développée en Nouvelle-Aquitaine et dans le Sud. C'est, à l'instar un peu de ce que permet Youzful, la plateforme du Crédit Agricole dédiée au recrutement, l'occasion d'apporter une réponse digitale complémentaire. « Nous allons offrir des bons cadeaux à tout nouveau client qui ouvre un compte chez nous. C'est une façon d'encourager la consommation du tourisme local », souligne Jérôme Lebon. Des partenariats, avec Gîtes de France notamment ou les parcs naturels régionaux, ont par exemple, été conclus. Et les partenariats auquel le Crédit Agricole Alpes Provence prenait part ont également été conservés.

L'innovation passe aussi - inévitablement - par la case startup. Un appel à projet a ainsi été lancé en avril dernier ( il se conclut mi-mai NDLR) sur le thème du vivre et consommer local, d'où la dimension touristique n'est pas absente. Le gagnant sera doté de 25.000 euros afin de l'aider à développer son projet. « Adresser le sujet par verticales métiers, c'est intéressant », note Jérôme Lebon. « L'une des clés est de faciliter les mises en relation, le business. Le capital ne suffit pas à développer les startups ».

Et puis il ne faut pas oublier, sur ce sujet touristique, ce que permet le plan de relance. « Nous avons un rôle à jouer dans l'accompagnement de Plan ». Un tourisme plus vert et durable c'est aussi un financement qui va de pair. « Nous sommes la première banque à proposer des green bonds. Cela facilite le financement pour les projets durables. C'est novateur, mais c'est surtout indispensable ».

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