Les Agences de Papa, futur n°1 de l'immobilier dématérialisé ?

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(Crédits : DR)
La start-up basée à Nice numérise toutes les étapes d'une transaction d'un bien immobilier, hormis la visite bien évidemment, ce qui lui permet de réduire les frais d'agence lors de ce type d'opération. La formule lancée quelques mois avant la crise sanitaire semble trouver son public. Ce qui donne des ailes aux fondateurs de la société désireux de devenir numéro un sur ce secteur.

Ce sont quelques pourcentages qui vont grimper les prix. Lors d'une vente d'un bien immobilier, l'agence qui s'occupe de la transaction touche un pourcentage du total de l'opération. Le montant oscille entre 3 et 10%, ce qui se traduit en chiffre par plusieurs milliers d'euros. Dans la théorie cette somme est à la charge du vendeur, dans les faits elle se répercute directement sur le prix donc pour l'acheteur.

C'est donc sur ce critère que la société Les Agences de Papa décide de se distinguer de la concurrence lors de son lancement en octobre 2019. Elle applique en effet un tarif unique de 2.000 euros pour chaque transaction. "Cela permet d'être simple, lisible et de donner la possibilité aux acheteurs d'acquérir plus grand. Pour nos clients, la seule baisse de ce montant leur facilite la vente ", avance Frédéric Ibanez, cofondateur de l'agence avec Nicolas Fratini.

Digitalisation de A à Z

Les deux dirigeants se sont rencontrés devant les grilles de l'école de leurs enfants. Le premier, déjà dans l'immobilier, voit le second réussir la digitalisation de son entreprise de restauration. "Je le voyais tout gérer à distance, je me suis dit que dans mon secteur ces outils pouvaient changer les choses", raconte Frédéric Ibanez. L'autre particularité, en plus du prix, de la startup est donc tout faire de manière dématérialisée. Une caractéristique intimement liée à celle sur les frais d'agence. "Nous avons réfléchi à la manière de baisser ces frais, nous avons décortiqué la journée d'un agent immobilier et avons tout numérisé", enchaîne Nicolas Fratini.

Concrètement, cela signifie qu'un vendeur met directement son bien sur le site. Un algorithme lui donne une fourchette de prix, mais ce dernier est affiné lors d'un échange par téléphone avec un conseiller. Si aucune offre n'est faite durant la première semaine, une nouvelle estimation est réalisée. L'acheteur peut effectuer la visite à distance et bien sûr en présentiel. C'est alors le propriétaire qui s'en charge. "C'est lui qui connaît le mieux le bien et c'est le meilleur vendeur mais il ne veut pas parler d'agent", justifie Nicolas Fratini. Si le propriétaire n'est pas disponible, les Agences de Papa ont recours à des prestataires. L'aspect administratif se réalise via email ou signature électronique.

Le fonctionnement n'est-il pas finalement le même que pour une vente réalisée par une particulier ? "Nous qualifions l'acheteur en vérifiant qu'il peut bien acquérir le bien", défend Frédéric Ibanez. Un conseiller suit également la transaction pour répondre à toutes les questions éventuelles. La seule différence est qu'un acheteur ou vendeur ne se rend pas dans l'agence qui fait la jonction jure le duo d'entrepreneur.

Gagner en notoriété

La formule semble avoir trouvé son public avec une présence, virtuelle, dans 450 villes. La Covid-19 a forcément favorisé le recours à la digitalisation, mais les deux dirigeants ne croient pas à un feu de paille. "On voit dans d'autres secteurs de l'économie que les usages changent", jugent-ils. L'agence implantée à Nice et qui emploie 70 personnes souhaite devenir la première agence française et vise les 10.000 mandats d'ici la fin de l'année, contre 1.000 actuellement. Elle revendique plus de 20.000 visiteurs par jour sur son site.

Pour atteindre leurs ambitions, les deux entrepreneurs comptent pousser encore un peu plus loin la digitalisation, sur la gestion des calendriers ou la numérisation de documents par exemple. Voilà pour l'interne, mais les Agences de Papa veulent aussi se faire connaître davantage. Des messages publicitaires sont actuellement diffusés à la télévision. La société peut également s'appuyer sur un ambassadeur de renom en la personne de Teddy Riner. Elle mise beaucoup sur les réseaux sociaux pour accroître sa notoriété. Elle y réalise par exemple un concours où les associations ayant récoltées le plus de votes se voient remettre un chèque.

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