Ni coworking, ni coliving, Workling réinvente le télétravail

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(Crédits : DR)
Alors que la pandémie a accéléré le recours au travail depuis un autre lieu que son bureau, elle a aussi montré combien le manque de lien social est préjudiciable, tant psychologiquement qu’en termes de productivité. C’est ce manque que veut combler le concept inventé par deux entrepreneurs originaires de Nice où il est question de télétravail dans un environnement serein et calme et en groupe restreint. Une solution toute nouvelle, testée ce mois-ci en Occitanie.

Depuis un an, le télétravail est devenu la façon la plus répandue et régulière d'exercer sa profession. Douze mois qui ont permis de tirer un premier bilan de l'expérience forcée, une façon de jauger aussi les conséquences sur les habitudes traditionnelles, alors même que la tendance à instaurer le télétravail dans les entreprises était en train de s'accélérer. Douze mois qui ont finalement montré que oui, la productivité a été au rendez-vous - surtout la productivité individuelle - mais que non, ce n'est pas la solution totalement idéale, la rupture de lien social, d'échanges avec les autres salariés, ses supérieurs, l'isolement, étant les raisons d'un découragement, d'une détresse psychologique.

C'est précisément à cet isolement, cause de bien des maux - selon l'OMT, 65% des salariés pratiquant le télétravail souffrent d'isolement et de perte d'esprit d'équipe - que Workling veut apporter une réponse adaptée. C'est-à-dire conserver le meilleur du télétravail mais en l'accompagnant de tout ce qui produit des effets négatifs.

Recréer un environnement stimulant

Mis au point par deux entrepreneurs originaires de Nice, déjà à la tête, par ailleurs, chacun de leur propre entreprise, Workling propose de télétravailler depuis... une villa.

« L'un des reproches que l'on peut faire au télétravail c'est de ne pas permettre le partage, d'être ensemble. C'est cela que Workling offre », raconte Caroline Franquet, sa co-fondatrice, avec Elie Crozet. « Ce n'est ni du coliving car à 30 ans, on aime bien son indépendance, avoir son propre appartement. Ce n'est pas davantage du digital nomade. Ce que nous offrons, c'est la possibilité d'effectuer une semaine de télétravail en dehors de chez soi, dans un cadre qui mêle bien-être et services. De vivre ainsi une expérience où on est concentré sur son travail, le reste étant compris dans le package Workling. Nous nous occupons de tout, du trajet depuis la gare ou l'aéroport, de la nourriture, les fruits et légumes, principalement bio, provenant des producteurs locaux... ».

A côté du forfait global « Hospitality, food and beverage », Workling met aussi à disposition de ses hôtes, des services issus de partenariats noués avec des prestataires, comme la location de véhicules par exemple, déjà actée grâce à un accord conclu avec Still.

« Nous offrons la possibilité de télétravailler dans un environnement calme mais stimulant », ajoute Caroline Franquet.

Tester l'appétence du marché

Bien qu'originaires de la Côte d'Azur, le duo d'entrepreneurs a cherché ses premières villas dans des régions très accessibles depuis les grands axes menant de Paris ou de la région. Ainsi le premier test se fera depuis l'Occitanie. « L'accessibilité est un élément clé », indique Caroline Franquet.

L'un des objectifs de Workling est de pérenniser le concept et de renforcer l'offre avec un portefeuille à l'année de trois lieux, en France, idéalement, situés dans le Sud, près de l'Océan Atlantique et à la montagne.

Si elle commence modestement et avoue ne pas s'être fixé d'objectifs précis en termes de chiffre d'affaires, la jeune entreprise bénéficie de l'expérience déjà acquise de ses deux fondateurs. Qui, pour l'heure, n'envisagent pas de levée de fonds. « Nous avons envie de nous concentrer sur le produit, de correctement adresser notre marché. Et de faire nos preuves ».

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