Mona Lisa poursuit la structuration de ses projets de développement

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(Crédits : DR)
Originaire d’Aix-en-Provence, le groupe hôtelier, principalement présent sur le territoire hexagonal via des hôtels et des résidences de tourisme entre, dix ans après sa création, dans une nouvelle phase de son développement. Où il est question de stratégie peaufinée, de montée en gamme et même de changement de nom.

Mona Lisa est à la fois un « vieux » groupe et un groupe récent. C'est en 2010 que Pierre Gatignol et Frédéric Morin acquièrent à la barre du tribunal de commerce de Paris l'entreprise Mona Lisa, reprenant plus exactement le nom, les contrats commerciaux et les collaborateurs, soit 230 personnes. Le 6 mai 2010, la nouvelle aventure entreprenariale démarre avec à sa tête, Pierre Bréchard, passé par l'Ecole hôtelière de Lausanne et qui prend les manettes de la direction générale.

Un plan pour croître

Dans les premières années d'existence, l'entreprise va s'enrichir via de la croissance externe, intégrant notamment le groupe Garrigae. Un élan qui enrichit certes le groupe mais qui génère une évolution rapide. Le tout se structure mieux et dès 2016, il est question de reprendre une croissance « moins échevelée, plus structurée », raconte Pierre Bréchard. En 2018, Mona Lisa s'ouvre à nouveau au marché extérieur. L'année suivante, elle établit son plan stratégique pour la période 2019-2025, où il question d'acquisition de deux à trois établissements par an. L'idée est de céder un établissement chaque année avec comme objectif « de croître plus vite que ce que l'on décroît ». Ainsi en 2019, Mona Lisa acquiert 3 nouveaux établissements pour un portefeuille aujourd'hui composé de 26 établissements, dont 12 hôtels et 14 résidences de tourisme à la montagne.

« Mona Lisa c'est trois activités et deux marques », indique Pierre Bréchard. « Notre groupe marche sur trois pattes. Avec les résidences de tourisme à la montagne - sous marque Mona Lisa - nous avons acquis une vraie expérience. Concernant les hôtels, nous en disposons de six sous marque Mona Lisa, avec 40 à 60 chambres, dotés d'une restauration simple et rapide, ces établissements étant situés généralement en périphérie. La marque Garrigae réunit des établissements ou domaines quatre étoiles, avec des valeurs d'art de vivre. Qui cible une clientèle mixte, à la fois une clientèle d'affaires et une clientèle familiale, CSP + », détaille Pierre Bréchard. Le tout générant un chiffre d'affaires de 22 M€, le groupe employant 200 collaborateurs en ETP.

Investissements engagés

Le contexte économique actuel n'est cependant pas un frein au plan de développement. « Même avec la Covid-19, nous maintenons nos objectifs de croissance. Nous continuons à travailler sur des projets de bâtiments à construire. Nous avons notamment été attributaires d'un appel à projet, que nous menons avec un promoteur à Praz sur Arly, près de Megève, pour un ostel d'une soixantaine de lots au sein duquel le groupe va gérer une résidence de 130 appartements sous enseigne Mona Lisa ainsi qu'un hôtel de 70 chambres sous Garrigae ».

Dans les projets, figure aussi la montée en gamme des services liés au bien-être dans les établissements Garrigae. Ainsi des spas sont en train d'être déployés dans chacun d'entre eux et une directrice wellness a été recrutée afin d'en faire des centres de profits à part entière.

D'autres projets se déploient également dans les Alpes du Sud et du Nord ainsi que dans les Pyrénées, en collaboration avec la Banque des Territoires comme avec Bpifrance. « Ce sont des acteurs importants dans l'économie de la montagne », souligne Pierre Bréchard qui indique « regarder des projets en Occitanie ». Et qui explique aussi que pour les projets qui concernent la montagne, « nous allons chercher des investisseurs et dialoguons avec divers interlocuteurs, mais il s'agit rarement d'investissement patrimonial ».

A Saclay, un hôtel Mona Lisa, d'une soixantaine de chambres devrait être construit prochainement. Un établissement 4 étoiles qui sera affilié à une marque nationale ou internationale. Côté Garrigae, des projets d'investissements sont également dans les tuyaux, « la difficulté étant de trouver des lieux atypiques, d'autant plus que nous aimons bien être propriétaires ». D'ici 2025, le portefeuille devrait comptabiliser 35 établissements, le tout reposant sur un « développement raisonné et organisé ».

L'effet dix ans

Mais le projet sans doute au moins aussi structurant que le développement tertiaire est le... changement de nom. Une appellation qui n'a pas toujours rendu les choses faciles dans le déploiement de l'entreprise. Parce que certaines expériences décevantes intervenues avant la reprise de Mona Lisa par les propriétaires actuels ont laissé, parfois, des traces. Sur le marché, en tout état de cause, « le nom était bien perçu et notre savoir-faire reconnu », précise Pierre Bréchard. Le nouveau nom - évidemment déjà choisi - sera dévoilé au printemps. « Nous nous inscrivons formellement dans une dynamique environnementale. Et nous avons une vision 360 ° pour cette dynamique ». Qui devrait supporter les nouvelles ambitions de croissance.

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