Henri Bardouin, l'autre pastis qui s'exporte

Symbole d'un certain art de vivre méridional, la boisson anisée est un vecteur d'exportation pour Distilleries et Domaines de Provence, le fabricant de spiritueux basé à Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence.
(Crédits : DR)

+ 15 % en trois ans, alors qu'en parallèle, les ventes du marché des anisés chute de 8,4 %. Une donnée explicite qui vient confirmer la stratégie de la marque Henri Bardouin, positionnée de manière volontaire sur le haut de gamme et née en 1990. C'est à cette date qu'Alain Robert rachète l'entreprise qui s'appelle alors Distillerie de Haute Provence, à Pernod Ricard. La création du pastis Henri Bardouin est une façon de redonner vie à une recette développée par Henri Bardouin lui-même, le fondateur historique de l'entreprise, recette qui mêlait les traditionnelles plantes provençales locales - Forcalquier est connu pour ses plantes aromatiques - et les épices venu d'ailleurs. C'est avec l'œnologue maison que la recette est retravaillée avec pour objectif de concocter un "pastis riche et épicé, un mélange aromatique inédit qui n'existait pas sur le marché, un pastis d'épicurien", dit Alain Robert.

Ratio important mais...

Un pastis qui surtout se vend bien sous d'autres cieux. En 1990, l'exportation se fait surtout vers l'Europe occidentale, en Amérique du Nord et au Japon. "Nous exportons 1/3 de notre production - celle-ci s'élevant à 5 000 bouteilles par an. Ce ratio est important dans notre métier de fabricant. Dans la plupart des pays nous sommes le seul pastis vendu à côté de Ricard". Les cibles sont les pays francophones et celles où sont établis les communautés françaises.

"Le développement est satisfaisant dans les anciens marchés et sur les nouveaux, comme les pays asiatiques. Le caractère haut de gamme nous facilite l'entrée", analyse Alain Robert.

Cependant, "il reste des pays très prometteurs mais encore trop difficile d'accès comme la Chine et l'Inde. Le Brésil possède un vrai potentiel également mais les difficultés économiques qu'il rencontre font que nous ne tenterons pas d'actions pour le moment". Si Distilleries et Domaines de Provence réalise 50 % de son chiffre d'affaires - 7,5 M€ en 2015 - à l'export, c'est sur cette même répartition qu'Alain Robert aimerait amener Henri Bardouin. L'obstacle majeur à cet objectif étant que "le pastis se vend difficilement à une cible ne parlant pas français". Outre Henri Bardouin, la PME qui emploie 36 salariés développe possède également les gammes Absente Absinthe, Apéritifs de Provence, Liqueurs et EDV de Provence, Pétillant de Provence.

A suivre en direct dès 9h15 - Aix-Marseille Zéro Carbone

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