Alain Mistre ou la présidence très « durable » de l’Union Maritime et Fluviale de Marseille-Fos

Il arrive aux manettes d’une Union très structurée et si sa feuille de route n’est pas encore totalement précisée, celui qui, dans le civil, est directeur d’exploitation et directeur QHSSE pour Corsica Linea, a clairement annoncé la couleur. Elle sera verte comme la transition écologique dans laquelle l’ensemble des acteurs de la place portuaire est déjà engagé mais qu’il compte accélérer. Ce qui ne devrait pas être sans impact aussi sur la façon dont l’activité portuaire est souvent perçue.

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(Crédits : DR)

C'est un nouveau Commandant - son grade dans la vie maritime - qui pilote désormais l'Union Maritime et Fluviale de Marseille-Fos. Après Jean-Claude Sarramejeanne, venu de l'activité de breakbulk, voici Alain Mistre, directeur QHSSE au sein de la compagnie maritime Corsica Linea, qui assure la desserte depuis Marseille, de la Corse ainsi que de l'Afrique du Nord.

Une arrivée à la barre d'une Union très forte, constituée de 450 entreprises et 25 métiers, qui n'hésite pas à faire connaître son avis sur les orientations et la stratégie du Grand Port Maritime, ni à faire savoir les craintes et besoins des professionnels. Comme cette inquiétude liée à l'avenir des bassins est.

La transition écologique, un sujet « ancien »

Mais clairement, le choix du commandant Alain Mistre n'est pas anodin. Directeur d'exploitation et directeur QHSSE, celui qui a déjà présidé une autre association, et pas des moindres, le Comité marseillais des Armateurs de France, connaît parfaitement les enjeux du maritime, les attentes des professionnels comme celles des clients - ce qui induit une notion d'attractivité - et combien le maritime dans un grand ensemble est perçu comme une activité pas vraiment neutre du point de vue de l'environnement.

Sauf que cette perception a la dent dure, même chez des acteurs de la vie politique et économique, alors même que - le GPMM en tête - la transition écologique est adressée depuis longtemps, ne serait-ce que parce que l'industrie maritime évolue et que la technologie apporte des solutions. On rappellera que l'électrification à quai a été menée par la compagnie maritime La Méridionale dès... 2016, ce qui en a fait la première compagnie en Méditerranée à tenter alors ce qui était une nouvelle aventure. Depuis, d'autres compagnies - dont Corsica Linea - lui ont emboîté le pas.

On rappelle aussi que c'est le site TotalEnergies de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône qui fournira le GNL aux paquebots de MSC Croisières lors de leurs escales à Marseille. Et on ne revient pas sur le plan Escale Zéro Fumée de la Région Sud.

Favoriser d'autres axes vertueux

Engagé dans une démarche de smart port, le Grand Port Maritime a fait de son projet stratégique une feuille de route où évidemment, la transition écologique ne se distingue pas de la croissance économique. Le sujet du fluvial, entre autres, pour désengorger la route est un axe tout aussi stratégique, que pousse par ailleurs Philippe Zichert, le président de Via Marseille-Fos, l'agence de promotion de la place portuaire. On n'oublie pas, non plus, l'évangélisation menée par le Club Croisière Marseille Provence et son président Jean-François Suhas qui a été l'un des premiers acteurs à porter la bonne parole verte, avant même que la transition écologique soit un sujet adressé par tous.

L'UMF va donc accompagner et intensifier le positionnement durable des entreprises de la place portuaire. C'est aussi à cela que sert le « Greenterland », cette marque que la nouvelle directrice générale de l'Union Maritime et Fluviale veut voir comme un label, capable de faire voir et savoir que c'est l'ensemble de la chaîne de valeur qui est engagée et que « nous avons un impact global », confiait à La Tribune en mai dernier, Léa Loriquet-Ventura.

La formation, sujet partagé

L'autre sujet d'Alain Mistre, c'est la formation. C'est aussi un sujet pour le Grand Port Maritime qui veut mieux faire connaître les métiers du maritime. C'est tout autant un sujet pour Via Marseille Fos.

L'exemple, s'il en était besoin, que si tout n'est pas toujours rose dans le maritime, si des différences d'appréciation existent, il n'en demeure pas moins que la place portuaire semble engagée pas seulement dans une transition écologique mais dans une transformation à plus grande échelle, qui doit se voir au national comme à l'international.

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