La Caisse d’Epargne Côte d’Azur « dans les starting-blocks » pour participer à la relance

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(Crédits : DR)
Si son PNB demeure stable, l’établissement bancaire dit avoir appris de ce que la crise sanitaire a provoqué, au point de structurer son offre tout comme son organisation interne à destination des chefs d’entreprises. Une stratégie avec plusieurs leviers dans un territoire – la Côte d’Azur – très tourné vers le tourisme mais très concerné aussi par la transition écologique.

Si les banques ont été à la manœuvre dès le début de la crise, voici plus de 12 mois, elles n'en ont pas fini avec la suite, comprendre la relance. Car pour aller bien, un établissement bancaire a besoin d'un tissu économique qui aille bien. Ce qui donc oblige, ou du moins, impacte forcément la façon dont leur propre stratégie se dessine.

Celle de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur n'y échappe pas. La banque, qui couvre les départements des Alpes-Maritimes et du Var, se dit même dans les starting-blocks. Objectif : relance.

Si son Produit Net Bancaire est demeuré stable, à 354,9 millions d'euros et que le ratio de solvabilité s'établit à 18,9%, la banque, par la voix de son président du directoire, Claude Valade, indique aussi que la politique d'investissement a été « offensive malgré le contexte », 7 millions d'euros ayant été mobilisés.

Accompagner les projets d'investissements

Mais la crise impacte aussi la façon de répondre à celle-ci. On ne reviendra pas sur les PGE délivrés, retenant peut-être le chiffre de 6.500 reports d'échéance demandés, ce qui équivaut à près d'un milliard d'euros.

Revendiquant son soutien à la croissance du territoire, la Caisse d'Epargne Côte d'Azur a donc repensé les outils pouvant s'inscrire dans l'aide à la relance. Ainsi un comité d'orientation interne post-Covid a été créé afin que l'accompagnement du chef d'entreprise soit la plus personnalisée possible. On le sait, un même secteur recouvre des situations d'entreprises très diverses, difficile donc de faire des généralités.

Sujet qui va nourrir les préoccupations à venir - si ce n'est pas déjà le cas - le prêt participatif devient un thème de webinar, la banque désirant ainsi répondre aux interrogations des dirigeants et surtout, car c'est là que se situe toute l'importance du sujet, les accompagner dans les projets d'investissement.

Des solutions de haut de bilan devraient également être proposées. On rappelle aussi l'implication de l'établissement bancaire auprès de deux fonds, le Fonds Sud Horizon, porté par Smalt Capital et le Fonds Tourisme Côte d'Azur qui réunit d'autres acteurs institutionnels aux côtés de M Capital Partners, dont la CCI Nice Côte d'Azur.

La Banque de l'Orme, banque (un peu) différente

L'aide au rebond, dont la relance dépend, est précisément le sujet. Si certaines entreprises et certains secteurs se portent bien, malgré tout, l'enjeu se situe aussi dans le soutien à celles qui sont en difficulté. Celles dont on redoute une santé dégradée, notamment lorsque les aides ne seront plus d'actualité. Ce soutien spécifique, c'est le rôle que doit tenir la Banque de l'Orme, pensée pour accompagner la poursuite d'activité des entreprises en procédure collectives, c'est-à-dire en sauvegarde ou en redressement judiciaire. Parmi les 130 entreprises en portefeuille, PME et professionnels, 20% dont issus du secteur du tourisme-hôtellerie-restauration, 22% sont des PME. Ce qui n'est pas étonnant et correspond assez bien au contexte global.

L'autre sujet des entreprises - et sur ce point-là aussi la crise l'a bien mis en avant - c'est la transition énergétique et écologique. Les dirigeants ont profité, pour une partie, de la crise pour revoir leur business-modèle, leurs produits, leur approche sous ce prisme. Et revoir son positionnement peut aussi exiger du financement, ce que la Caisse d'Epargne Côte d'Azur assure être en capacité de considérer.

D'ailleurs, pour joindre l'acte à la parole, un appel à projet est lancé pour financer les ceux qui adressent la réduction de l'empreinte carbone sur le territoire. 30.000 euros de dotation globale sont mobilisés. Et puis, le terme durable figure bel et bien dans la raison d'être : « être utile au client et contribuer durablement au développement économique et sociétal ». Clairement, la crise a fait bouger les lignes dans le monde bancaire, pour diverses raisons. Si la Caisse d'Epargne Côte d'Azur se dit dans les starting-blocks, ce n'est pas par hasard. C'est bel et bien une course de fond qui s'engage dans le soutien à la reprise de l'économie.

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