Rise Partners et la « promotion » de l’innovation : un levier de la relance ?

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(Crédits : DR)
Spécialisé dans le conseil aux entreprises en hyper-croissance, le cabinet basé à Sophia-Antipolis développe un programme plus axé encore envers les très jeunes pousses, créées ou pas encore. Une volonté qui vise à aider à la structuration, notamment financière, dans un contexte de reprise économique qui se prépare.

L'accompagnement - à divers niveaux - des entreprises en hyper-croissance est un enjeu majeur dans le développement de l'économie, locale et à plus grande échelle. C'est sur ce segment que s'est positionné le cabinet Rise Partners, installé à Sophia-Antipolis depuis 2019, optant pour le conseil à l'innovation en intégrant un modèle s'appuyant sur des mentors, l'idée étant d'apporter de l'expertise plurielle, en matière de financement, de marketing ou d'internationalisation...

Structuration essentielle pour croître

Le contexte actuel, entre crise encore présente (le confinement en est la preuve) et volonté de reprise que l'on sent pressente dans les esprits, crée un environnement particulier. C'est ce qu'explique Delphine Garcia, en charge du programme spécial, baptisé Start, que Rise Partners crée pour adresser les entreprises en création ou en développement et qui ont besoin d'un coup de pouce pour accélérer encore plus vite. « Dans la nouvelle économie, il est essentiel de travailler la structuration financière. Et cela, quelle que soit le stade de développement de la société. Le programme que nous lançons se situe dans une phase plus amont que ce que nous avons l'habitude de faire mais parce qu'il est justement destiné à des projets plus jeunes », explique celle qui connaît bien le sujet pour avoir été responsable Innovation au sein de Bpifrance Sud-Est. Intégrant le même modèle de mentorat, l'objectif est « de combiner l'énergie du créateur avec l'énergie du mentor et de générer une très forte structuration orientée finance en établissant un business-plan, en définissant un business-modèle, des KPI, le marketing et le marché, tout cela avec une vision à moyen et long terme ». Et d'insister pour dire que la structuration est l'étape à ne pas rater, à préparer correctement car d'elle, dépend ensuite le bon déroulement des différentes opérations de développement et de financement, que cela soit un prêt d'honneur, un financement Bpifrance, ou une levée en série A.

L'effet promotion

L'objectif c'est donc de pousser les porteurs de jeunes projets en leur donnant des armes solides pour affronter l'après-crise et l'environnement économique tel qu'il sera dans cette post-période. « Nous voulons insuffler un effet promotion », dit Delphine Garcia, « en mobilisant toutes nos compétences internes, notre réseau également, afin de faire avancer les bonnes idées ». Surtout que « nous avons la chance d'évoluer dans un écosystème qui est protégé ». Ça, c'est forcément bon pour la relance...

D'ailleurs, la relance n'est pas que l'objet d'un Plan, elle est aussi et surtout dans les esprits. Les entreprises déjà installées ont hâte de retrouver une activité et de générer du chiffre d'affaires à la hauteur de leur stratégie de développement. Et en économie comme dans bien des secteurs, c'est la notion de confiance qui mène le tout. Il existe peut-être même une certaine urgence désormais à continuer d'entreprendre, à créer de la croissance, malgré les conditions.  « Après une première phase de sidération en mars 2020, puis un coup de massue à l'automne, les entreprises sont désormais dans une sorte de volonté de développer quoi qu'il en soit. Certains business ont été dans l'obligation de pivoter, pour d'autres c'est bien sûr, plus compliqué, notamment pour celles qui sont en phase de commercialisation. Nous savons que toutes les phases habituelles qui sous-tendent le développement des entreprises vont être allongées ».

Le défi de la réussite de l'amorçage

Et, confirme Delphine Garcia, « c'est le bon moment pour préparer la relance. Il faut mobiliser les énergies », c'est-à-dire l'écosystème global, porteurs de projets, mentors, chefs d'entreprises..., « sorte de tribu ». Concrètement, un appel à candidatures et un concours vont permettre de sélectionner les projets les plus prometteurs, dès ce mois d'avril, qui s'engageront ensuite pour un suivi de 3 mois en séances individuelles et collectives.

Rise Partners « est un accélérateur un peu particulier. Nous misons beaucoup sur les réseaux (le président de l'UPE06, Philipe Renaudi parraine la première promotion NDLR). Nous disposons de tous les éléments pour réussir. Nous avons Région Sud Investissement, des business angels. Nous sommes une région où les moyens financiers existent. Nous devons être bons en amorçage pour amener les entreprises au niveau supérieur. Le but est de faire grandir ». Financer la croissance, nerf de la guerre, dans le monde d'avant comme dans celui d'après...

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