Onis, le fabricant de vannes industrielles automatiques qui séduit les grands groupes

FRANCE RELANCE. Episode 3. La PME qui fabrique des vannes automatisées pour le secteur du Pétrole-Gaz figure parmi les projets retenus du plan France Relance. Un investissement qui va permettre à l'entreprise installée dans les Bouches-du-Rhône de moderniser ses équipements mais également de changer ses méthodes de travail.

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(Crédits : Onis)

L'activité d'Onis a d'abord commencé vers l'Etang de Berre, avant de s'étendre en Europe et maintenant dans le monde. La PME installée à Lambesc travaille à 70% avec des acteurs de la pétrochimie, le reste étant issus du raffinage et de la sidérurgie. Elle fournit à ces entreprises, comme Total ou Kem One, des obturateurs rapides. Il s'agit d'un équipement automatisé qui permet de boucher une canalisation. Une opération de maintenance, qui subit une forte pression dans un contexte lié à la pétrochimie, qui si elle se réalise manuellement demande de manier une plaque lourde en plus de déboulonner l'infrastructure.

"Avec notre système, cela se réalise en 10 minutes au lieu de cinq heures et c'est plus sécurisé", avance Serge Bonnefoi, président d'Onis depuis 2013. Les obturateurs de la société de 25 salariés ressemblent à des sortes de sarcophages qui se posent et se laissent sur les canalisations. "Nous sommes sur une ultra-niche", explique le dirigeant. Celle des entreprises qui réalisent régulièrement des opérations de maintenance. La PME lance la construction d'une nouvelle usine dans la zone industrielle de Lambesc. Il s'agit de l'un des projets retenus du plan France Relance dans la région Sud. Un investissement de deux millions d'euros, plus 600 000 euros de matériel dont 400 000 euros financés dans le cadre du plan de relance.

Vers des obturateurs connectés

"Cela nous permet d'avoir une usine plus grande et du matériel plus moderne", précise Serge Bonnefoi. Parmi les nouveaux équipements, une cabine de peinture, du stockage dynamique ou encore un banc d'essai des instruments. "Ce dernier est essentiel pour réaliser des tests et pouvoir les communiquer aux clients", ajoute l'entrepreneur.

Car au-delà de l'impact de la productivité, le nouveau bâtiment s'accompagne également d'une nouvelle manière de travailler. Une évolution notamment poussée par les consignes sanitaires. "Nous nous organisons autour de deux pôles, l'un pour le business traditionnel l'autre sur les nouvelles technologies et approches clients", détaille Serge Bonnefoi. Le secteur de recherche & développement réfléchit notamment à des obturateurs intelligents, capables de détecter des anomalies pour les signaler.

Une activité à 80% internationale

Aujourd'hui, Onis compte 12 000 obturateurs à travers le monde. Chacun est étudié puis conçu, depuis Lambesc. Des pièces sur-mesure pour pouvoir répondre aux particularités de chaque canalisation, du diamètre à son positionnement en passant par son matériel. Au total ce sont 400 pièces qui sortent chaque année de l'usine.

De quoi générer un chiffre d'affaires aux alentours de sept millions d'euros, dont 80% se réalisent à l'export. "Le marché d'investissement et de renouvellement est faible en Europe, les régions porteuses sont le Moyen-Orient, l'Asie du Sud-Est et la Russie vers laquelle nous nous orientons", explique Serge Bonnefoi. Onis s'appuie sur six personnes supplémentaires à travers le monde pour jouer le rôle de support technique et commercial. Elle possède également une filiale aux Etats-Unis. "Nous avons vocations à en ouvrir dès que nous sommes bien implantés dans un pays", ajoute l'entrepreneur. Une filiale est en cours de création en Chine. Pour continuer à s'étendre à travers le monde.

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