Circet : Une acquisition qui lui permet de changer de dimension

Le groupe varois Circet, spécialisé dans les infrastructures de télécommunication, a annoncé jeudi l'acquisition des activités France du groupe Camusat. Avec cette opération, la plus importante depuis sa création en 1993, Circet se positionne comme l'un des leaders sur le marché national.

 Le groupe varois Circet, spécialisé dans les infrastructures de télécommunication, a annoncé jeudi l'acquisition des activités France du groupe Camusat. Avec cette opération, la plus importante depuis sa création en 1993, Circet se positionne comme l'un des leaders sur le marché national.

Issu du regroupement de plusieurs entreprises, le varois Circet (113 M€ de C.A en 2012 et 700 salariés) acquiert avec le rachat de Camusat France (33,7 M€ de C.A en 2012 et 180 salariés sur 9 sites) la taille critique nécessaire à la poursuite de son développement. "Il y a 10 ans, il y avait 500 prestataires de rang 1 en France, aujourd'hui nous sommes moins de trente dont une vingtaine de PME régionales et trois entreprises d'envergure nationale (Scopelec en Haute-Garonne et Sogetrel dans les Hauts-de-Seine), explique Philippe Lamazou, président de Circet, dont les autres concurrents sont des filiales de grands groupes comme Vinci Energie, Cofely Inéo ou encore Forclum. Avec la concentration des acteurs, il faut réaliser au moins 150 M€ pour faire partie du groupe de tête. "Après une progression de son activité de 35 % entre 2009 et 2012, où le résultat d'exploitation s'est établi à plus de 7 %, Circet prévoit une progression de 20 % de son C.A à 135 M€. Et l'acquisition de Camusat (montant du rachat non communiqué, financement bancaire), il atteindra un C.A de 170 M€. Le groupe Camusat réalise 150 M€ dans le monde mais il était trop petit sur le marché français, précise Philippe Lamazou. Son savoir-faire dans les réseaux mobiles et les pylônes est complémentaire à notre activité et ce sera le véritable enjeu pour les années à venir. Les opérateurs réfléchissent sur les possibilité de mutualiser le réseau, ce qui peut signifier des pylônes moins nombreux mais plus chargés et rentabilisés."

190 M€ de C.A en 2014

La société de Soliès-Pont table sur au moins 190 M€ de C.A en 2014, avec le recrutement d'une centaine de collaborateurs. Ces dernières années, son activité a progressé sur l'ensemble de ses métiers - prestations d'ingénierie, maintenance, rénovation et extension des réseaux fixes et mobiles - et de ses clients (70 % pour l'ensemble des opérateurs télécoms nationaux ; 15 % pour les équipementiers ; des grands comptes comme CMA CGM, EDF, Escota, RATP, Thalès et les collectivités). "Les clés de notre succès sont notre spécialisation sur les réseaux de télécommunication et notre organisation, basée sur une structure légère et une haute performance opérationnelle, analyse Philippe Lamazou. Nous travaillons sur la formation des agents et la productivité des collaborateurs et sommes donc très compétitifs sur les prix." Le groupe a par ailleurs maillé le territoire avec 30 agences régionales, chacune avec sa spécialisation (réseau cuivre, fibre optique, hertzien, mobile).

Déploiement du réseau FttH

"Notre grand espoir actuellement, c'est le déploiement du réseau FttH (de l'anglais fiber to the home, NDLR), qui va apporter la fibre optique dans chaque logement français", précise le dirigeant. Selon différents experts, cela représente entre 20 et 30 Md€ d'investissements.
Les opérateurs ont en effet annoncé leur intention de câbler les zones les plus denses à leurs frais et en dehors de ces zones le déploiement de la fibre optique repose sur les collectivités territoriales avec le soutien de l'État. Ce dernier a ainsi lancé en février 2013 le Plan France Très Haut Débit (qui succède au programme très haut débit lancé en 2010) en annonçant notamment la mobilisation de 20 Md€ dans les 10 prochaines années pour développer l'accès au très haut débit pour tous dont environ 3 milliards de subventions apportés par l'État aux collectivités territoriales. Le déploiement de la 4G est un autre relais de croissance pour le groupe, sachant que "chaque nouvelle génération de réseau de téléphonie mobile donne 10 ans de travail", souligne Philippe Lamazou.

C.HENRY

Photo : Philippe Lamazou, président de Circet, qui s'est développé notamment par croissance externe.

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