BPCA : "Une évolution impressionnante sur les dix dernières années"

La Banque Populaire Côte d'Azur a tenu son assemblée générale la semaine dernière au Palais des congrès de Toulon en présence de quelque 650 sociétaires. En 2012, 8 000 nouveaux sociétaires ont rejoint la banque coopérative qui a à cette occasion salué le départ à la retraite de Jean-François Comas, après 15 années à la direction générale et 40 ans dans le groupe.


C'est en clôture de l'événement que Bernard Fleury, le président du directoire de la BPCA, l'une des 17 banques populaires régionales du Groupe BPCE qui couvre, au travers de ses 115 points de contact, le Var, les Alpes-Maritimes, Monaco et l'Italie (bureau à Gênes pour la partie crédit-bail), a annoncé le départ à la retraite de Jean-François Comas, après 15 années à la direction générale de la BPCA et 40 dans le groupe. Il sera remplacé à partir du 3 juin par Christophe Bosson, auparavant directeur général adjoint de la Banque Populaire Occitane (8 départements de Midi-Pyrénées, 570 000 clients, 192 000 sociétaires, 2 305 collaborateurs).

Le directeur général laisse derrière lui une banque qui affiche un PNB de 180,2 M€ (-1 %) pour un résultat net de 21,1 M€ (10,1 M€ en 2011), "renouant avec les niveaux de rentabilité d'avant 2011 marquée par des événements conjoncturels négatifs", indique Jean-François Comas. Les charges d'exploitation s'étant alourdies de 4,8 % malgré un effectif stable de 1 105 salariés "en raison de nouvelles impositions sur le secteur bancaire et des investissements" (6 M€ investis dans la rénovation d'agences), c'est la forte réduction du coût du risque (passé de 38,9 à 24 M€) qui a permis l'amélioration de la rentabilité. Cette amélioration est notamment imputable à la baisse du risque spécifique aux crédits Lombard (crédit garanti par un nantissement d'un dépôt de titres : actions, obligations, placement monétaire, avoir en comptes) réalisés à Monaco, en raison de l'amélioration des marchés financiers en 2012. Le taux d'intérêt aux parts pour 2012 a ainsi été fixé à 2,75 %.

La banque coopérative, qui se dit "proche de ses clients, avec un ancrage régional fort" (une spécificité que s'attribuent toutes les banques de dépôts), a accueilli 8 000 nouveaux sociétaires en 2012 portant le total à 81 000 pour un capital détenu atteignant 149 M€. "Une évolution impressionnante sur les dix dernières années" puisqu'elle n'en comptait que 30 000 en 2003, précise Jean-François Comas.


Très impliquée dans le domaine de la voile, axe majeur de la communication du Groupe Banque Populaire, la BPCA a par ailleurs consacré 638 K€ au soutien de projets solidaires ou culturels de proximité tout en maintenant son sponsoring de l'OGC Nice ou du Rugby club toulonnais et son mécénat auprès de l'Opéra de Toulon ou de l'Orchestre de Nice.

Dans une "conjoncture morose qui a parfois provoqué un report des projets chez les particuliers et professionnels malgré des taux de crédit historiquement bas", indique Jean-François Comas, la BPCA a vu la croissance de l'encours des crédits ralentir (+3 % environ) atteignant 4,4 milliards. L'encours des prêts à l'habitat auprès des particuliers progresse de près de 7 % et celui des prêts à l'équipement de 3 %. L'encours de crédit-bail est en repli du fait d'une conjoncture très difficile sur le marché de la plaisance, principale activité de la BPCA dans ce domaine (1 800 contrats au total pour 115 M€). Globalement, hors crédit-bail, elle a réalisé 14 500 prêts de toute nature au bénéfice de ses 210 000 clients, soit près de 4 % de plus qu'en 2011.

"Pour 100 € de dépôt clients, nous prêtons 140 € et nous allons chercher la différence sur les marchés. L'épargne régionale est utilisée à 100 % dans l'économie régionale", a tenu à préciser Jean-François Comas. Il a par ailleurs annoncé "qu'un dividende généreux" serait versé par Natixis (détenue à près de 70 % par le groupe BPCE) pour l'année 2012 (0,10 € par action soit un taux de distribution de 37 % du bénéfice net voté lors de l'AG mixte des actionnaires de Natixis du 21 mai), et qu'une distribution exceptionnelle serait soumise à approbation de l'AG des actionnaires "assurant un deuxième abondement tout à fait significatif" (soit 0,65 € par action, ndlr). Une réponse directe aux questionnements de sociétaires très déçus par l'évolution du titre Natixis, acheté 19,55 € lors de sa mise sur le marché en 2006 et qui, touché par la crise des subprimes, est passé sous le seuil des 1 euro en mars 2009 (3,59 € aujourd'hui). "Natixis a retrouvé un fonctionnement convenable et reprend la bonne direction depuis deux ans", a-t-il ajouté.


Charlotte HENRY


Photo : Jean-François Comas et Bernard Fleury, respectivement DG et président de la BPCA

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